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Actualités : LE PRÉSIDENT DU MSP DRESSE LE BILAN DE BOUTEFLIKA :
«Mais qui dirige le pays ?»


Le président du MSP sort la grosse artillerie pour s’en prendre au président de la République et son cercle restreint qui, selon lui, tente par tous les moyens de «colmater» son absence de la scène.
M. Kebci - Alger (Le Soir)
«Vous aurez dû rentrer chez vous au terme de votre 3e mandat», a affirmé, hier vendredi, Abderezzak Mokri qui ouvrait les travaux d’un forum politique qui devra s’étaler sur deux jours et s’achever donc, ce samedi. Ce qui aurait créé, selon lui, un sentiment de «regret» chez le petit peuple à l’avènement de la nouvelle donne économique empreinte d’une baisse sensible des cours du pétrole et de la production du pays, notamment en gaz. «Ah, si Bouteflika était encore là !», aurait dit le peuple, selon Mokri pour qui cette 4e mandature du président de la République dont la première année s’est achevée hier est de «trop». Et au président du MSP de dresser à l’occasion le bilan de l’action du Président, se basant, a-t-il précisé, sur des «données et chiffres» rendus publics par des institutions de l’Etat et des «confidences» que lui auraient faites de hauts responsables de l’Etat qu’il a pris soin de ne pas nommer. «15 ans après, on ose encore parler de la nécessité de diversifier l’économie nationale», a-t-il ironisé, s’interrogeant sur «l’impact» des centaines de milliards de dollars injectés. Avec, notamment une croissance d’à peine 4% alors que pour un des conseillers du Premier ministre, Abderrahmane Mebtoul, «elle aurait pu et dû être à deux chiffres». Les recettes du pays ont vertigineusement dégringolé. En deux mois (janvier et février de l’année en cours, seuls 4 milliards de dollars ont été engrangés. Le président du MSP a également traité de la baisse drastique de la production du pétrole et du gaz qui fait que, de l’aveu même que lui aurait fait un haut responsable, le pays «n’assure qu’à hauteur de 40%» ses livraisons de gaz pour l’Italie. Il en est de même de sa quote-part au sein de l’Opep que l’Algérie ne peut pas aussi honorer.Des indicateurs qui font craindre à Mokri une réédition plus dangereuse, selon lui, des événements d’octobre 1988 qui, selon lui, étaient nourris par des considérations purement «économiques». Avec, a-t-il argué, la «récession économique entamée dès 1986», conjuguée, il est vrai, a-t-il ajouté, à la «prise de conscience citoyenne et les différends au plus haut sommet de l’Etat à cette époque».

Attaque frontale contre Ali Haddad
Au vu de la complexité de sa situation, le pays a besoin, a rebondi Mokri, d’un président «présent, disponible et prospecteur». C’est comme si, a-t-il ajouté, le Président regarde le pays «à travers les yeux des autres» et ces derniers lui renvoient une image fausse de la réalité de ce même pays. «Non, Monsieur le Président, vous n’êtes pas présent, vous n’êtes pas disponible», a-t-il asséné, s’en prenant à ce cercle qui fait tout au nom du Président. D’abord au patron du FCE dont il a dénoncé son audace «exagérée», selon lui, puisqu’ayant été jusqu’à recevoir des ambassadeurs, aussi bien étrangers nommés en Algérie et algériens retenus pour certaines capitales, «avant même leur prise de fonction officielle». Et il y a ces hauts responsables dont certains sont encore au gouvernement et qui ne cessent de «proférer des menaces à l’encontre de l’opposition et de claironner leur patriotisme», cités dans le livre Paris-Alger, histoire passionnelle sorti mercredi dernier. Une publication qui divulgue la «traçabilité» des biens immobiliers de ces hauts responsables en France. Ce à propos de quoi, le président du MSP invite les institutions de l’Etat et l’appareil judiciaire à «bouger» et à «réagir» même si son parti, selon lui, est «déterminé à prendre ses responsabilités historiques en ne laissant pas faire de manière pacifique cette faune s’approprier le pouvoir». Pour Mokri, le salut du pays réside dans une «transition démocratique, sereine et pacifique» à même de conférer au pays des «institutions fortes et souveraines qui pourront tenir en respect ces appétits voraces».
M. K.

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