Mardi 21 avril 2015
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La morale du jasmin en fleurs !

Par Hakim Laâlam  
Email : [email protected]
Autoroute Est-Ouest. Elle est tellement mal faite, elle est tellement
 dégradée, elle est tellement en piteux état que même les…

… Patriotes ont décidé de la fermer !

Le Soir d’Algérie pose cette question : «Qui parle au nom de Bouteflika ?» Le Soir d’Algérie pose-t-il la bonne question ? Très sincèrement, je ne le pense pas. Pour une raison toute simple. Le Soir d’Algérie tire à 24 pages. 24 pages seulement. Il faudrait bien plus de 24 pages pour pouvoir y lister tous ceux qui parlent au nom de Abdekka. Dès qu’une tribune, qu’une estrade, un bout de pupitre est à peine mis, dressé, il se présente devant nous un mec ou une nana – rarement une nana, va savoir pourquoi – muni d’un paquet de feuilles et qui les lit en nous jurant en préambule que c’est Boutef’ lui-même qui nous adresse le contenu de ces feuillets. Au début, quand cette pratique de gouvernance et de communication entre le Palais et les villages environnants a fait son apparition, j’ai essayé de compter les personnes parlant au nom de Boutef’. Mais très vite, j’ai arrêté de compter. Parce que, je l’avoue, après 100, ma vieille cervelle commence à avoir des ratés dans les additions. Et qu’ensuite, bien au-delà de 100, très au-delà de 100, même la plus perfectionnée des calculatrices bogue aussi. A cela, et pour mieux expliquer l’impossibilité pour moi de tenir les comptes, il faut ajouter un autre handicap. Dès qu’un individu se présentant comme chargé de parler au nom du Raïs entamait son «porte-parlage», j’étais distrait, je ne suivais pas très bien ce qu’il rapportait, parce qu’en fond, je n’arrêtais pas de me poser cette question : pourquoi le châtelain ne parle-t-il pas directement aux serfs ? Dans les faits, historiquement, j’ai pourtant lu que des châtelains de divers calibres, des grands, des petits, des moyens convoquaient les villageois dans la cour extérieure du Palais et s’adressaient à eux directement, de temps à autre, lorsqu’ils le jugeaient nécessaire. Je ne dis pas que mon questionnement n’était pas légitime. Je constate juste, après coup, que mes interrogations m’ont fait perdre le compte ! M’ont empêché de prétendre aujourd’hui répondre à cette question : qui parle au nom de Bouteflika ? Piteusement, donc, je suis bien obligé de l’admettre. Je ne sais pas qui parle au nom du Président. Je ne sais pas non plus «combien» parlent au nom du Raïs. Par contre, ce que je sais, c’est que le jasmin sauvage qui pousse à l’entrée de ma cité a bourgeonné depuis deux jours, et que ce matin, en quittant mon domicile, je l’ai vu fleuri. Oh ! Pas entièrement. Il n’est pas complètement paré de sa belle «chevelure» blanche et enivrante de senteurs. Mais le piquetage actuel promet une floraison des plus éblouissantes dans les semaines à venir, peut-être plutôt que prévu, d’ailleurs. Et grâce à ce jasmin, ce sage jasmin qui garde l’entrée de ma cité, je sais, j’en suis même sûr maintenant : on peut ne pas mourir, on peut même vivre et se régénérer convenablement sans avoir nécessairement besoin de savoir qui parle au nom de Bouteflika. A condition, bien sûr, de… fumer du thé pour rester éveillé à ce cauchemar qui continue.
H. L.

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