Mercredi 22 avril 2015
Accueil | Edition du jour
 
Actualités
Périscoop
Régions
Sports
Femme magazine
Le Soir Auto
Culture
Monde
Contribution
Tendances  
Digoutage
Pousse avec eux
     
 

Le soir videos


Video sur Youtube

 
     
Edition du jour
Nos archives en HTML


Si l’altitude t’indispose, atterris !

Par Hakim Laâlam  
Email : [email protected]
Face au drame des migrants naufragés, l’Union européenne
prend enfin une décision courageuse. L’interdiction de…

… consommer le poisson de Méditerranée !

C’est la conséquence directe du gel de la circulaire Benyounès sur l’assouplissement des règles de commercialisation des vins, alcools et spiritueux. Des personnels navigants d’Air Algérie somment leur compagnie de geler, elle aussi, la vente de boissons alcoolisées à bord des aéronefs. De l’interdire, purement et simplement. Ces personnels navigants n’innovent pas. Du temps de la montée en altitude du FIS et de ses premiers sbires-idéologues, la même initiative de «désalcoolisation» des appareils d’Air Algérie avait été menée par une bande d’apprentis djihadistes en tenue de steward et d’hôtesse. Sauf qu’à l’époque, le patron de la compagnie, Monsieur Bélaïli, avait fait cette réponse que j’avais trouvée superbe de «finesse intransigeante» : que ceux qui refusent de servir du vin à bord reviennent alors travailler au sol. Ils y seront les bienvenus ! Nous manquons justement de bras sur le plancher des vaches ! Et il n’avait pas cédé ! Ni gelé ni interdit quoi que ce soit dans le cahier des charges de la compagnie. Un cahier des charges qui se conforme, je le rappelle à certains personnels navigants, à des règles internationales auxquelles nous ne pouvons nous soustraire, sauf à dissoudre Air Algérie. Et puis, au diable les cahiers des charges ! De toutes les manières, cette démarche intégriste d’une partie des PNC n’et pas un cas isolé. En plus de l’épisode Benyounès, piteux moment d’une république-queue basse, d’une république prête à endosser le tchador et le kamis juste pour éviter les tensions sociales, les mouvements de rue, il y a eu cette autre tentative, heureusement avortée, visant à obliger l’administration des douanes à accepter des agents femmes portant le foulard. La DG des douanes a dit NON ! Et moi je dis OUI à cette fermeté. Mille fois OUI ! Mais jusqu’à quand ? Demain, d’autres DG, d’autres P-dg, et la question du vin à bord des appareils d’Air Algérie sera réglée, comme celle des agents des douanes, comme celle… comme à chaque fois qu’il s’agit de ne pas céder et que la RADP cède, finalement. On paie ! On paie fatalement la note après. Juste après. Et dans ce cas de figure, la note se calcule au nombre rétroactif d’années lumière que nous rebroussons sur le calendrier. D’où la résonance toute particulière aujourd’hui de cette réponse cinglante de Bélaïli aux «inquisiteurs du ciel» Oui ! Ne pas céder. Ne pas céder ! Ne pas céder ! Que celui ou celle qui ne supporte pas de servir du vin à des passagers revienne à terre, quitte les cieux, ces cieux envahis par les mécréants ivres que nous sommes. Je serais tout de même curieux de savoir combien de ces personnels d’Air Algérie accepteraient de perdre leurs avantages du «ciel», camperaient sur leur rigorisme et demanderaient à travailler au niveau de la mer, en bas ? Mon petit doigt me dit que dès que tu touches au portemonnaie, les vapeurs d’alcools redeviennent soudain supportables. A voir ! A essayer, surtout ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.

Nombre de lecture : 1

Dernier sondage 
Pensez-vous que le gouver -nement réussira à convain -cre les Algériens de consom -mer le produit algérien ?
Oui : 14,44 %
Non : 81,96 %
sans opinions : 3,59 %

La copie partielle ou totale des articles est autorisée avec mention explicite de l'origine
« Le Soir d'Algérie » et l'adresse du site