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Culture : «Constantine, capitale 2015 de la culture arabe»
L’ensemble italien Shuluq, poétique périple à travers le temps


Sur les traces du poète arabo-sicilien Ibn Hamdis, l’ensemble italien Shuluq a permis au public présent à la salle Ahmed-bey de Constantine d’accomplir un périple poétique à travers le temps. Le flûtiste Calogero Giallanza, le guitariste algérien Salim Dada et le percussionniste Andrea Piccioni ont donné, une heure durant, libre cours à leur talent en interprétant des compositions musicales sentant bon la Méditerranée, alliant sensibilité, raffinement et virtuosité.
Le trio a entamé son spectacle avec La danse du cheval pour se lancer dans Le vent du Sud, La ballade méditerranéenne et Histoire de la montagne d’oliviers, ravivant le rêve du poète Ibn Hamdis, dans une sorte de fusion de musiques traditionnelles siciliennes, andalouses et maghrébines. Salim Dada, «titillant» la fibre andalouse des Constantinois, entonne un istikhbar Idha hana nassim exécuté sur le style raml maya, au grand bonheur du public qui a répondu par des applaudissements nourris.
Chacune des compositions de ce trio débute par la déclamation d'un poème d'Ibn Hamdis, présenté par Salim Dada, quand Andrea Piccioni reprend le poème en italien lorsque Ibn Hamdis évoquait sa Sicile perdue, son paysage, ses rivières et sa verdure et l’espoir de retourner un jour dans son pays, avant que les musiciens «n’imagent» les vers en musique subtile et captivante, «scotchant» et ravissant l’assistance.
Une mélancolie mêlée d’une touche de musique orientale «s’échappe» de la flûte de Calogero Giallanza, quand Andrea Piccioni diversifie les sons de ses tambours et son bendir et Salim Dada agrémente le duo avec des résonances algériennes d’essence andalouse. Organisé par l'Office national de la culture et de l'information (ONCI) dans le cadre de la manifestation «Constantine, capitale 2015 de la culture arabe», en partenariat avec l'Institut culturel italien d'Alger, le spectacle est «un dialogue musical» selon la directrice de cet institut Mme Maria Concetta Battaglia qui a souligné que cette musique s’emploie à «valoriser et à faire redécouvrir des hommes et des femmes rassembleurs des cultures des pays des deux rives de la Méditerranée». Né en 1056 à Noto, en Sicile, Abdeldjaber Ibn Hamdis fut un des grands poètes de la plus grande île de la Méditerranée, encore sous domination arabo-musulmane. Il fut forcé de s'exiler lorsque la Sicile tomba entre les mains des Normands. Il vécut à Béjaïa et en Tunisie avant de partir à Majorque, en Andalousie, où il mourut en 1133. Son œuvre compte plus de 6 000 poèmes dont 300 dédiés à sa Sicile perdue.

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