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Actualités : LE MINISTRE DES AFFAIRES RELIGIEUSES ALERTE :
«Attention aux pseudos-muftis !»


Le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs a une nouvelle fois, mis en garde contre les pseudo-imams et pseudo-muftis. Selon lui, ils constituent un réel danger pour la société.

Rym Nasri - Alger (Le Soir)
Intervenant hier sur les ondes de la Radio Chaîne I, Mohamed Aïssa a rappelé que durant les années 1980, de nombreuses personnes n’ayant aucune formation d’imam se disputaient et squattaient les mosquées. Une situation assure-t-il, qui avait d’ailleurs conduit l’Algérie aux évènements des années 1990. «Durant cette période, 98 imams sont morts en martyrs», dit-il. Exclus des mosquées, de pseudo-imams et de pseudo-muftis continuent à ce jour à induire les Algériens en erreur. «Ces personnes n’ont trouvé que les réseaux sociaux et certains médias pour émettre leurs prêches», dira-t-il en ajoutant qu’ils constituent un «réel danger» pour la société.
«Nous ignorons tout de ces personnes. Qui les ont formés, quelles sont leurs références, quelles sont leurs connaissances, quels diplômes détiennent-elles, quelles sont leurs compétences ? Nous ignorons même l’origine des revenus qu’ils perçoivent», souligne-t-il. Pour le ministre, nous ne pouvons nous procurer des médicaments chez le marchand de légumes ou l’épicier. «Le médicament n’est délivré que sous ordonnance et uniquement chez le pharmacien. C’est pareil pour la religion», dit-il. Toutefois, il précise que nombre de personnes qui œuvraient en dehors des mosquées ont pu être «intégrées». «Deux mille personnes nous ont rejoint en tant que contractuels et reçoivent un présalaire. D’autres qui font partie de l’élite universitaire activent aujourd’hui, comme bénévoles», a-t-il indiqué.
L’invité du forum de la radio évoque ainsi la prochaine mise en place de l’académie des fatwas. Selon lui, seules les personnes pouvant élaborer un mémoire universitaire pourraient siéger à cette instance chargée de l’élaboration des fatwas.
«C’est la méthode de formation suivie par les imams muftis, les secrétaires des conseils scientifiques ainsi que pour toute l’élite universitaire», précise-t-il encore.
Ry. N.

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