Mardi 12 mai 2015
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Attention ! Là, on s’attaque au Président Bouteflika !

Par Hakim Laâlam  
Email : [email protected]
Répondant aux critiques de Louisa Hanoune, Ali Haddad aurait déclaré : «En Algérie, il n’existe pas d’oligarchie.» Vous êtes sûr de ça ? Haddad a…

… prononcé le mot «Oligarchie» ?

Je ne sais pas pourquoi la justice ne s’est pas encore «autosaisie». Pourtant, elle a été saisie de s’autosaisir par une autosaisine officielle du ministre Louh. S’autosaisir pourquoi ? De quoi ? Un commis de l’Etat, le recteur de l’Université d’Alger vient d’enfreindre la définition officielle de la composante humaine et comportementale de l’Algérie. Oui ! Y a-t-il plus officielle qu’une définition édictée par le premier magistrat du pays, Abdekka ? Non, bien sûr. Et la Première Hermine du pays a dit –souvenez-vous – que l’Algérie, c’est aussi bien le kamis de Abassi Madani que la mini-jupe de Khalida Toumi. Les deux font partie de notre patrimoine, paraîtrait-il, selon le châtelain. De quel droit alors le recteur encourage, assume et revendique l’interdiction d’accès à l’une des Facultés du pays signifiée à une étudiante portant une robe courte ? C’est illégal ! Celui qui fait les lois, c’est Abdekka, le chef de tous les juges et greffiers du pays. Et aucun recteur, fut-il examinateur autoproclamé de la longueur des jupes et de la forme des genoux, ne peut contrevenir à la loi suprême. Je suis désolé, mais il est nécessaire de protéger les lois de ce pays et le législateur-chef. Je n’ai pas voté quatre fois de suite, et peut-être une cinquième et les suivantes inchallah pour Boutef’, pour qu’un recteur viole les textes régissant mon pays, des textes qui en délimitent aussi généreusement les pourtours et les frontières, du kamis de Madani à la micro-jupe de Khalida. Il est urgent de combattre pied à pied pour défendre ce territoire chèrement acquis. C’est une question fondamentale de cohésion du… tissu social. C’est une affaire qui ne doit surtout pas traîner en… longueur. Il faut y couper court. Car demain, enhardis par cette violation du pouvoir judiciaire de Abdekka, que vont encore tenter les recteurs du pays et tous les autres «attenteurs» à l’ordre public ? Aujourd’hui, le gardien d’un temple du savoir se focalise sur un genou, une rotule et son galbe. Et demain ? Les décolletés passeront-ils à leur tour au scanner de ces «hommes de science et de lettres» ? Des… gorges profondes auprès du ministère aux universités me disent que oui, que ce mouvement insidieux de sédition contre le pouvoir de Abdekka est en marche. Soyons vigilants mes frères et sœurs ! Défendons le chantier de la mini-jupe si valeureusement lancé par notre Président chéri. Et fumons du thé pour rester éveillés à ce cauchemar qui continue. H. L.

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