Mercredi 20 mai 2015
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Régions : Le Soir de l’Est

Sétif : Affaire des coopératives immobilières LaÏd-Dahoui
L’épilogue après 23 ans de souffrances

Après 23 ans de souffrances et de calvaire, l’affaire des neuf coopératives immobilières de Laïd-Dahoui a enfin connu son dénouement cette semaine grâce à l’intervention personnelle du wali de Sétif, M. Mohamed Bouderbali. Ce dernier a, en effet, pris la décision de réquisitionner la force publique afin de permettre aux adhérents des neuf coopératives immobilières de recouvrer leurs droits spoliés par des «hors-la-loi».
Une décision courageuse qu’attendaient depuis 1992 les coopérateurs. Plusieurs walis sont passés par Sétif, mais aucun d’eux n’avait eu le courage ou l’audace de faire respecter et d’appliquer la loi et de restaurer l’autorité de l’Etat longtemps bafouée par des énergumènes sans foi ni loi. A cet effet, sur instruction du wali de Sétif, des centaines de policiers, sous l’autorité personnelle de l’énergique chef de Sûreté de Sétif, Mohamed Akhrib, ont été mobilisées cette semaine au niveau de la cité Laïd-Dahoui afin d’assurer la sécurité et la protection au démarrage des travaux de réalisation de près de 400 logements entrant dans le cadre des coopératives immobilières.
L’affaire en question remonte à l’année 1992, quand l’Etat a vendu une parcelle de terrain d’une superficie de quatre hectares sise à la cité Laïd-Dahoui, à proximité du marché de voitures, à neuf coopératives immobilières afin d’y construire des logements (en verticale) pour leurs adhérents, des fonctionnaires de différentes administrations. Mais à cause de tracasseries bureaucratiques, qui ont duré plusieurs années, les travaux de construction ont pris du retard. Dès lors, le terrain a suscité la convoitise des habitants d’une ferme coloniale jouxtant l’assiette foncière. Ces derniers, qui occupent illégalement la ferme (après le relogement des anciens habitants par la daïra de Sétif en 1997) et ne possédant aucun titre de propriété, s’accaparent du terrain et le transforment en un parking sauvage les jours du marché hebdomadaire de voitures. A raison de 1 000 DA la place de stationnement pour les véhicules légers, 2 000 DA pour les camionnettes et 5 000 DA pour les bus, le terrain peut contenir jusqu’à 4 000 véhicules, l’activité est devenue très juteuse pour les indus occupants. Cette situation va durer jusqu’à l’année 2010, date à laquelle les coopératives, après des années de «batailles» avec les services de l’APC de Sétif, ont pu, enfin, obtenir leurs permis de construire. Un ouf de soulagement sera poussé par les centaines de coopérateurs qui ont attendu près de 18 ans pour voir enfin leur rêve, celui d’avoir un logement, se réaliser. Mais les coopérateurs vont vite déchanter, et leur joie sera de courte durée. En effet, en voulant débuter les travaux, les entreprises seront empêchées de force d’accéder au site par les indus occupants du terrain. Ces derniers voient en ces travaux la fin de leurs activités lucratives.
Les «hors-la-loi» ont menacé de s’en prendre aux ouvriers et aux matériels des entreprises au cas où ils s’aventuraient sur la parcelle. Des menaces de mort ont même été proférées par ces énergumènes à quiconque entreprendrait des travaux. Ne voulant pas envenimer la situation et évitant d’entrer en conflit ouvert avec ces «illégaux», les coopératives immobilières concernées décidèrent de suspendre les travaux et portèrent l’affaire devant la justice et sollicitèrent l’intervention des autorités publiques.
«Nous avons fourni un dossier des plus complets comportant tous les documents prouvant notre propriété sur le terrain (acte de propriété, livret foncier, permis de construire, plans de réalisation…) au wali et aux différents services de police mais rien n’a été fait. Nous pensons réellement que l’Etat légitime l’illégalité sinon comment expliquer que ces gens, de surcroît indus occupants, nous empêchent par la force d’accéder à notre terrain et en même temps ils l’utilisent pour amasser des fortunes sans être inquiétés par qui que ce soit. Nous avons toujours respecté la loi et nous avons agi dans la légalité, mais personne ne veut nous venir en aide. Nous n’avons rien demandé, juste qu’on nous laisse construire nos logements. Le terrain nous appartient, nous l’avons acheté et nous avons attendu longtemps pour pouvoir prétendre à un logement, puis à la fin, des gens étrangers viennent pour nous déposséder de nos biens et nous spolier sous le regard des pouvoirs publics», affirmaient à l’époque les présidents des coopératives concernées.
Il y a six mois, en rencontrant des représentants de ces coopératives, le wali de Sétif, Mohamed Bouderbali, avait promis de prendre en charge personnellement ce grave problème qui touche avant tout à l’autorité de l’Etat.
Mai 2015, la promesse du wali a été tenue, et la force publique a été réquisitionnée. Les travaux de construction ont pu enfin débuter sur le site de Laïd-Dahoui malgré l’opposition des indus occupants. Mais ces derniers, devant l’importante présence policière devront se soumettre à l’autorité de l’Etat.
«Depuis 1992 jusqu’à ce jour, soit 22 ans d’attente, certains adhérents sont décédés et d’autres ont beaucoup vieilli. Mais aujourd‘hui, nous avons l’espoir de voir notre vœu de posséder un toit se réaliser inch’Allah. Nous tenons à remercier le wali de Sétif, le chef de daïra, le chef de Sûreté et tous les agents de police mobilisés dans cette opération. Nous saluons cette courageuse décision qui nous a permis de recouvrer nos droits», concluent les présidents des coopératives.
Avec cette décision courageuse, la notion d’Etat de droit vient d’être enfin rétablie à Sétif. Les habitants de la cité Laïd-Dahoui et des quartiers avoisinants espèrent maintenant, eux aussi, que les autorités locales de Sétif prendront également la décision de délocaliser le marché de voitures et celui du bétail vers un autre endroit en dehors de l’agglomération. «Chaque mardi, jour du marché de bétail, et chaque jeudi et vendredi, jours du marché de voitures, nous vivons un véritable calvaire», affirment les habitants de la cité dans une lettre ouverte adressée au wali de Sétif.
En effet, implanté en milieu urbain, autour d’une importante agglomération, le marché de voitures, qui ne cesse de s’agrandir, engendre des problèmes d’hygiène, d’insécurité, de circulation et d’environnement. Ce «souk» rassemble, dès la veille, des centaines d’automobilistes venus des quatre coins du pays pour écouler leurs véhicules ainsi que des centaines de vendeurs spécialisés dans le commerce de l’informel : gargotes, effets vestimentaires, pièces détachées, produits alimentaires, téléphones portables… Les lieux se transforment alors en un gigantesque bazar à ciel ouvert, rendant la vie insupportable aux riverains. Ce marché désorganisé, sans aucune commodité et dont le lieu est inadéquat, véhicule une image qui va à l’encontre de l’essor socioéconomique d’une région en pleine mutation. Ce véritable point noir de la ville de Sétif exaspère les habitants qui revendiquent sa délocalisation à cause des multitudes de problèmes causés, sans oublier la dégradation de l’environnement.
Espérons que ce cri de détresse des habitants de la cité Laïd-Dahoui et ses alentours sera, encore une fois, entendu par le wali de Sétif.
Imed Sellami

Mila
L’Histoire revisitée

Lancée en 2006 par l’association des amis du vieux Mila, la rencontre ayant pour thème «Mila à travers l’histoire» et qui coïncide d’ailleurs avec la célébration du Mois du patrimoine (18 avril-18 mai), attire de plus en plus de participants de qualité, surtout depuis 2008 année de la signature d’une convention de partenariat entre la wilaya de Mila et l’université de Constantine (Département de l’histoire et du patrimoine archéologique) dite convention renouvelée, d’ailleurs à l’occasion, pour 5 autres années entre le wali actuel de Mila et le recteur de l’université Constantine 2, qui était présent à cette rencontre, tenue le jeudi 14 mai, au niveau du musée du Moudjahid à Mila.
Etaient également présents à cette rencontre, le directeur du centre universitaire de Mila, d’éminents professeurs, des chercheurs et des étudiants venus de Constantine, de Sétif et d’Oum-El-Bouaghi.
Ouvrant le bal, le Pr Abdelaziz Segueni, président impénitent de l’association des amis du vieux Mila, a rappelé que grâce à la mobilisation de toutes les synergies constructives, l'association a parcouru du chemin, depuis, en marquant beaucoup de points positifs, la preuve est que cette rencontre est de plus en plus prisée et attendue par beaucoup de monde !
Ainsi, pour ce rendez-vous de 2015, quatre communications étaient programmées et suivies avec attention.
Le professeur Nadjib Ferhat, géologue-préhistorien, directeur de recherche à l’université Constantine 2, a remonté, dans sa communication intitulée «Le Constantinois, ancrage du peuplement numide», la roue du temps numide, de l’Homo sapiens de la préhistoire, d’il y a 22 000 ans (la civilisation «ibéromaurisienne», qui a donné l’homme de mechta Larbi, du côté de Chelghoum Laïd), à la civilisation «Aterienne» d’il y a 40 000 ans, du côté de Bir El Ater (Tébessa), à «l’Atlanthrope» (Homo Erectus, qui a inventé le feu) d’il y a 500 000 ans et enfin, au «paléolithique» qui remonte à 2 millions
d’années ! C’est dire que la Numidie a connu un peuplement continu et, sur un même
territoire !
Autrement dit, il y a 2 millions d’années, nos ancêtres étaient déjà là ! Ont suivi, successivement, 3 autres communications/ débats, à savoir, «Mila, dans l’Antiquité», présentée par le professeur Abderrahmane ; «Les sources arabes et les monuments antiques de Milev», par Laâbed Bakhta, maître de conférences à l’université de Mascara et enfin, «La recherche archéologique, en Algérie, et les nouvelles technologies», par Farah Ferdi, professeur-chercheur au CNRA.
A. M’haïmoud

Célébration de la journée du 19 Mai 1956 à Guelma
Une étudiante sahraouie dénonce la répression marocaine

Une étudiante sahraouie de l'université du 8-Mai-1945 de Guelma a plaidé la cause de son peuple ce mardi 19 mai, date de la célébration de la Journée nationale de l'étudiant. C'est devant la délégation officielle qui a participé à cette manifestation, que cette jeune étudiante a dénoncé énergiquement le comportement des forces para-militaires marocaines vis-à-vis des Sahraouis, notamment la répression lors des manifestations pacifiques. Dans son intervention, elle a pointé du doigt la politique de répression brutale et sanglante menée par le Maroc contre le peuple sahraoui.
Face à une délégation officielle, menée par le wali et le recteur de l'université, attentive à son discours, elle s'est élevée publiquement contre la torture, les enlèvements, les bastonnades, les intimidations..., dont ont été victimes les populations civiles sahraouies. Tout en précisant que la répression continue de s'abattre sur ses compatriotes à chacune de leurs sorties pacifiques contre l'occupation marocaine.
Noureddine Guergour

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