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Actualités : Treizième jour du procès Khalifa
Des voitures de service qui n’ont pas été restituées


La treizième journée du procès Khalifa a été consacrée, hier, à l’audition d’ex-fonctionnaires de Khalifa Bank et Khalifa Airways, qui n’ont pas restitué des voitures de service après la faillite du groupe. Ils sont aussi accusés d’avoir bénéficié d’autres privilèges et de passe-droits.
Rabah Belkacem, ex-directeur adjoint au service des moyens généraux de Khalifa Airways, était le premier à passer à la barre, hier, à l’ouverture de la treizième journée du procès Khalifa, au tribunal criminel près la cour de Blida.
Ayant bénéficié en 2002 d’une Golf série 5, qu’il n’a pas restituée jusqu’en 2005, il est poursuivi pour abus de confiance. Le juge Antar Menouar entame de l’interroger et veut savoir pourquoi Rabah Belkacem, qui travaillait pour Khalifa Airways, utilisait une voiture de service appartenant à Khalifa Bank, et surtout pourquoi il a gardé le véhicule après la faillite de la banque, en mars 2003.
L’accusé explique qu’il était occupé à accompagner son épouse en France, pour des soins médicaux. Il ajoute que c’est durant cette période qu’il a perdu sa femme, n’ayant pas survécu à la maladie. Le juge, visiblement pas très convaincu, lui rappelle qu’il a fallu sa convocation par les services de la Gendarmerie nationale pour qu’il daigne restituer, en 2005, le véhicule.
Antar Menouar l’interroge également sur les voyages gratuits dont il a pu bénéficier auprès de Khalifa Airways. Rappelant sa qualité de fonctionnaire au sein de la compagnie aérienne, Rabah Belkacem dit avoir voyagé gratuitement une fois à l’intérieur du pays et deux fois à l’étranger. Le juge réplique que le dossier en sa possession prouve, au moins, deux voyages gratuits à l’intérieur du pays et trois autres à l’extérieur. Akkoune Majda était plutôt cliente chez Khalifa Rent Car (KRC).
Les deux voitures de marque Toyota qu’elle a louées en 2002 et qu’elle devait remettre en 2004, elle 0ne les a restituées qu’en 2005, après sa convocation par la Gendarmerie nationale. Le juge, qui lui a rappelé qu’elle n’avait pas réglé auprès du liquidateur la facture de la location entre 2004 et 2005, voulait aussi savoir pourquoi c’est son père, résidant à Mostaganem, qui utilisait l’un des deux véhicules. Elle commence par expliquer que lorsqu’elle a été convoquée la première fois en 2004 par le liquidateur, le contrat de location était toujours en marche. «Je pouvais donc garder encore les deux véhicules et comme j’étais la locataire, mon père pouvait en disposer à sa guise. Néanmoins, j’avais proposé au liquidateur d’acheter les deux véhicules après expiration du contrat. Il m’a dit d’attendre l’ouverture des ventes et c’est ainsi que je les ai gardés jusqu’en 2005», tente-t-elle de convaincre.
Le troisième accusé, Hakim Boukarma, était chargé de la sécurité à Khalifa TV et n’a pas restitué lui aussi son véhicule de service jusqu’à juin 2003. Il dit ne pas l’avoir fait pour la simple raison qu’il ne savait pas à qui le restituer étant donné que le siège de son entreprise était fermé. Il affirme, toutefois, l’avoir fait juste après que le liquidateur eut pris attache avec lui.
Ledjmet Lilia occupait plusieurs postes à Khalifa Bank en 1998, puis à Khalifa Airways, à partir de 1999. Elle affirme avoir remboursé le crédit de 130 millions de centimes qu’elle a obtenu auprès de Khalifa Bank. Elle nie, par contre, avoir intercédé en faveur de sa sœur qui, après sa réussite à l’examen du baccalauréat, a bénéficié d’une formation de pilote au Canada et en Arabie Saoudite, offerte par Khalifa Airways.
Ledjmet Lilia a, également, indiqué au juge qu’elle rendu sa voiture et son téléphone portable de service au liquidateur.
M. M.

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