Mercredi 10 juin 2015
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Espèce menacée !

Par Hakim Laâlam  
Email : [email protected]
Mais sinon, le Ramadhan commence quel jour ? Je n’en
sais rien ! C’est à Saâdani de décider. Et lorsque Si Amar
aura décidé, je lui apporterai mon …

…Soutien !

Pourquoi la toute-puissante confédération des éleveurs de chardonnerets n’a-t-elle pas encore apporté son soutien à Saâdani ? C’est intrigant. Voire même inquiétant pour qui connaît le mode de fonctionnement du système, comment il régit ses rapports internes. Il n’y a aucune raison valable pouvant justifier ce retard pris par la direction de la confédération nationale des éleveurs de chardonnerets dans l’expression publique et vociférante de son soutien agissant au valeureux Si Amar. La saison de la chasse aux chardonnerets n’est même pas ouverte, qui aurait peut-être expliqué une surcharge de travail, un emploi du temps surbooké ayant retardé la rédaction et le «rendage» public du communiqué de soutien. Partant de là, deux hypothèses s’offrent alors à notre interprétation de cette révolution des cages et en cage. Soit, un mouvement à la tête de cette confédération serait imminent. D’ores et déjà, il est exclu que son actuel patron soit remplacé par Ouyahia, ce dernier étant appelé à diriger une autre volière. Il faudrait alors spéculer sur un autre nom d’… oiseau ! Soit la confédération serait en disgrâce, auquel cas, en l’espèce, le chardonneret deviendrait alors l’animal à abattre. Mon Dieu ! Une battue de chardonnerets ! Des rafles de «m’kanen» à l’échelle de tout le pays, et tout ça par la faute d’un patron de confédération qui n’aurait pas saisi l’importance capitale et volatile d’exprimer par voie de presse, de plumes et de goudron le soutien de son organisation à Saâdani. Ça sent la boucherie. Ça chlingue l’holocauste ornithologique. Et ça peut surtout induire un climat de panique généralisée. Tous ceux qui possèdent un chardonneret en cage dans leur balcon vont se précipiter pour le décrocher de là, le cacher à la vue, voire le faire disparaître, afin de ne pas être assimilé à la confédération des éleveurs de ces satanées bestioles. Encore «plus pire» ! Tous les autres pans – non, je n’allais pas vous la faire celle du paon – qui ont d’ores et déjà exprimé leur soutien public à Saâdani ne vont-ils pas exiger des descentes policières dans les domiciles suspects, à la recherche de cages, de nourriture, d’os de seiche, de petits flacons de vitamine, de mangeoires, d’abreuvoirs, voire même de chardonnerets dissimulés par des «sages» qui voudraient ainsi les extirper à la solution finale, à l’extermination ? Maintenant, oui ! Vous pouvez le dire. Le chardonneret est une espèce menacée ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.

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