Lundi 29 juin 2015
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En finir avec les mandataires du commerce informel de Dieu !

Par Hakim Laâlam  
Email : [email protected]com
Démissions en cascade à TAJ, le parti de Amar
Ghoul. Pour une fois, je ne suis pas contre le fait
de mettre les …

…Voiles !

Tout le problème est là ! Nous cherchons des vertus extraordinaires au ministre des Affaires religieuses. Nous nous extasions sur son progressisme notoire. Nous nous pâmons devant son ouverture d’esprit. Et nous le couvrons de toutes les louanges possibles, comme des sortes de talismans censés nous protéger contre les «durs» du fait religieux. Nous passons notre temps à guetter un ministre plus «engagé» démocratiquement que les précédents dans l’auto-rassurage collectif. Alors qu’il serait tellement plus simple d’accomplir enfin le seul acte sensé en terre de passions religieuses : définitivement séparer le politique du divin. Ramener la foi à son extraordinaire dimension, celle de l’individu avec son potentiel Dieu. Privatiser la croyance pour en finir avec le collectivisme salafiste ! Car, enfin, on ne peut pas décemment passer sa vie à scruter l’intensité du bleu des yeux de Mohamed Aïssa, guetter que sortent de sa divine et sucrée bouche des paroles 100% miel, et parfois s’inquiéter d’y déceler des parties, au fond du pot, qui ne répondent pas exactement à la notice affichée sur l’étiquette. Dans plusieurs pays, entre autres aux Comores, le concept d’une mosquée sans imam, un lieu de prière sans intermédiaire entre le priant et le prié, Dieu, fait son petit bonhomme de chemin. Si l’on peut se passer d’imam, on peut se passer de ministre. Et l’on supprime ainsi sur la durée, de manière salvatrice pour la foi individuelle, la longue chaîne des «intermédiaires» des «mandataires» qui grenouillent dans le «marché» informel du religieux. Moins de relais ! Plus de communications individuelles directes ! Allez vers le «je prie» et en finir progressivement avec le «nous prions». La cité doit être gérée par l’Etat élu. Et l’Etat et ses démembrements gouvernementaux et de gestion quotidienne ne sont pas élus par Dieu, mais par des hommes, vous et moi. La Constitution réformée, revue, corrigée, biffée, réécrite, devrait – c’est un rêve – redonner au citoyen-croyant son intimité avec Dieu, son droit à un isoloir inviolable, son accès à une passerelle vers le divin. Mais une passerelle conçue pour un individu, car avec plus de charge, elle s’effondrerait. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.

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