Jeudi 2 juillet 2015
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Touche pas à mon sac !

Par Hakim Laâlam  
Email : [email protected]
L'octogénaire jeûneur, victime d'un évanouissement alors qu'il
faisait ses courses à 13h, par 40° à l’ombre, a été évacué aux
urgences...

… Psychiatriques

Je le supputais ici même, hier. Eh bien voilà ! Y avait qu’à demander ! Des députés FLN s’en sont violemment pris à la généralisation du chèque dans les transactions supérieures à un million de dinars. Ce cher Pavlov ! Je suis sûr que si l’on fouille dans son passé torturé, on découvrira qu’il a pris un jour la carte du FLN, tellement il correspond totalement à la culture Feleneu ! A peine le ministre des Finances a-t-il sorti timidement le chéquier que le FLN a dégainé la ch’kara ! C’est là, résumé, tout le drame des quidams certes sincères mais un brin trop… quidams qui veulent tirer l’Algérie vers le haut, en oubliant les boulets qui la maintiennent au sol. Pourquoi dès que j’écris le mot «boulet» me vient immédiatement à l’esprit l’image du député Tliba ? Parce qu’il fait partie de la charge héroïque du FLN contre l’usage généralisé du chèque. Un grand moment d’émotion vous étreint lorsque vous entendez Tliba verser une larme sur l’Algérie rurale, sur ce pauvre paysan qui ne sait même pas écrire et à qui l’on voudrait imposer de griffonner un chèque à tout bout de champ de pommes de terre. Tliba en défenseur des fellahs et des vertus du terroir, j’aurais au moins vécu ce moment épique. En fait, ce que ne peut pas comprendre un économiste comme Benkhalfa, c’est que son raisonnement prend à rebrousse-poil la «logique» FLN. Le ministre des Finances prêche un recours normalisé à la carte monétique afin d’en finir avec la ch’kara. Alors qu’au FLN, on conseille vivement de se munir d’une grosse ch’kara si l’on veut la… carte du parti, et d’une encore plus grosse ch’kara que l’on souhaite se voir propulser au CC ou au bureau politique du Front. Epistémologiquement, philosophiquement, existentiellement, c’est deux espaces temps différents. Et Benkhlafa aurait dû prendre des précautions. Entre autres, celle de consulter Chérif Rahmani. L’ancien ministre de l’Environnement lui aurait alors raconté comment il a essuyé un terrible tir de barrage dès qu’il a eu la mauvaise idée de s’attaquer au petit sac en plastique noir. Un malheureux sac d’emballage, souvent sale, troué et sans valeur aucune. Déjà comme ça, avec un sac minable, et les lobbys du sac ont sorti les orgues de Staline. Comment voudrais-tu alors qu’ils restent les bras croisés face à celui qui aujourd’hui veut en finir avec les très gros sacs, la ch’kara bourrée de biffetons ? T’es fou, mon frère ! Et si t’es réellement fou, c’est que t’es des nôtres. Alors, à la bonne franquette, fumons ensemble du thé et restons éveillés à ce cauchemar qui continue.
H. L.

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