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Actualités : Ahmed Ouyahia au quotidien E’Chourouk :
«Je rencontrerai Ammar Saâdani après l’Aïd»


Le secrétaire général du Rassemblement national démocratique, Ahmed Ouyahia, estime que les partis du pouvoir doivent faire face au discours de l’opposition et il tient toujours à son projet de pôle politique des partis soutenant Abdelaziz Bouteflika. C’est ce qu’il avait affirmé dans un entretien fleuve accordé au journal arabophone E’chourouk, publié hier mardi.
«Mon frère et collègue Ammar Saâdani n’a pas rejeté notre proposition mais a formulé des réserves», répondra Ouyahia à propos de la position du secrétaire général du FLN qui affirmait que, si entité politique devait y avoir entre les partis au gouvernement, le parti majoritaire ne pourrait en être que la locomotive. «Peut-être que de tels malentendus sont dus à l’absence de coordination et au manque de rencontres entre nos partis. Ceci dit, le jeu collectif reprendra comme avant et nous allons rencontrer nos frères du FLN après les fêtes de l’Aïd pour mettre au point un mécanisme dans ce sens.» Car, pour le patron du RND, il est hors de question de céder le terrain à l’opposition et à ce qu’il appelle le «discours populiste».
Il s’explique : «Le Président Bouteflika et sa famille, plus précisément son frère Saïd font l’objet d’une monstrueuse campagne de dénigrement. Certains sont allés jusqu’à accuser le frère du Président de fomenter un coup d’Etat (...) C’est ce genre de populisme qui nous a menés à la dérive par le passé.»
Ouyahia citera ainsi, pour en faire le parallèle, la fameuse phrase du sinistre Abassi Madani qui comparaît Chadli à «Mesmar J’ha» !
Suggérant, comme lors de sa conférence de presse du 10 juin dernier, que le pouvoir devrait faire montre d’agressivité en terme de communication et dans son discours, Ouyahia lancera ce défi : «Je suis prêt à débattre avec quiconque parmi ceux qui à chaque fois émettent des doutes ou lancent des accusations à propos de la destination finale des 650 milliards que l’Etat a consacrés aux trois plans de développement.»
Ici, c’est plus le directeur de cabinet de la présidence et surtout l’ex-chef du gouvernement qui parle.
Tout comme lorsqu’il évoquera la menace «toujours persistante» de Daesh, due, essentiellement, selon lui, à la situation dramatique qui entoure l’Algérie à ses frontières.
K. A.

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