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Actualités : Négociations pour un accord sur les changements climatiques
L’Algérie participe effectivement mais de manière conditionnée


L’Algérie participe de manière effective aux négociations en cours pour la conclusion en décembre prochain d’un accord international sur les changements climatiques mais participera de manière conditionnée à sa mise en œuvre. Cherif Bennaceur – Alger (Le Soir) - Même si sa responsabilité dans l’émission des gaz à effet de serre est quasiment nulle, le gaz naturel constituant la principale source d’énergie, l’Algérie cependant est assez vulnérable aux changements climatiques, à leurs effets dont les inondations, la sécheresse et la désertification mais aussi à la dégradation des ressources naturelles.
C’est ce que le ministre des Ressources en eau et de l’Environnement, Abdelouahab Nouri, a relevé hier au Cercle national de l’armée, à Alger, en ouvrant les travaux de la conférence nationale de Concertation sur les changements climatiques, en présence notamment de plusieurs membres du gouvernement, du président du Cnes, le secrétaire général de l’UGTA et le président du FCE ainsi que l’ambassadeur de France en Algérie, Bernard Emié. Une situation de vulnérabilité à laquelle l’Algérie et toute la planète sont déjà confrontées et devra l’être davantage durant les prochaines décades, devant subir le réchauffement climatique, la raréfaction de l’eau ainsi que les risques de conflits. Des enjeux dont la communauté internationale, essentiellement les pays industrialisés ainsi que la Chine, est consciente, soucieuse de parvenir à la réduction des émissions des gaz à effet de serre et de limiter les conséquences négatives du réchauffement climatique sur les équilibres naturels. Ainsi, des négociations internationales ont été engagées durant les dernières années en vue d’aboutir à un accord climatique universel contraignant pour tous les pays, un accord attendu à l’occasion de la 21e conférence des parties de la convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques COP 21 qui se tiendra début décembre 2015 à Paris. Des négociations auxquelles l’Algérie participe de manière effective, ne manquera pas de relever l’ambassadeur conseiller Ahmed Djoghlaf qui copréside l’ADP, le processus de négociations de la COP 21 avec un représentant des Etats-Unis.
Des actions, des programmes ont été de fait lancés en matière de production des énergies renouvelables, valorisation des énergies propres, réduction du torchage de gaz, ainsi que dans la rationalisation de l’utilisation de l’énergie, la modernisation des infrastructures industrielles et énergétiques et la réalisation incontournable d’études d’impacts et d’audits environnementaux. Ce que les ministres de l’Energie et de l’Industrie et des Mines, Salah Khebri et Abdesselam Bouchouareb ont bien explicité en ouverture des travaux.
Mais au-delà de ces actions, l’Algérie entend déployer davantage d’efforts. Au-delà de l’engagement de l’exécutif, à travers notamment la constitution d’un comité interministériel climat, il s’agira de booster l’implication déterminée des institutions, des organisations socioprofessionnelles, de la société civile et des experts mais aussi de définir une stratégie, une contribution nationale déterminée d’ici la mi-septembre 2015 et qui sera présentée à la COP 21 et portera sur la décade 2020-2030.
Ce faisant, l’Algérie qui œuvre à la conclusion d’un accord international à même de préserver ses intérêts stratégiques est disposée à participer à sa mise en œuvre, à «aller au-delà de ses ambitions», estimera l’ambassadeur Ahmed Djoghlaf, l’ambassadeur de France ainsi que le ministre des Ressources en eau et de l’Environnement.
Néanmoins, la participation algérienne est conditionnée par la nécessité de définir sa quote-part dans les 100 milliards de dollars par an qui devraient être mobilisés dans le Fonds vert pour le climat à l’horizon 2020, mais aussi par sa capacité à bénéficier du transfert de technologie, de «façon préférentielle, concessionnelle» selon le coprésident de l’ADP, évoquant également le souci de l’Algérie de développer une approche partenariale dans le domaine de l’«atténuation et adaptation» tant des effets des changements climatiques que des actions de compensation à mettre en œuvre.
C. B.

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