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Actualités : Le Care et la loi de finances complémentaire 2015
«Nous irons droit au mur si… »


Le Cercle d’action et de réflexion autour de l’entreprise (Care) a réagi hier à l’annonce des mesures de la loi de finances complémentaire 2015. Fidèle à sa ligne critique à l’endroit de la politique économique du gouvernement, ce think tank, qui réunit autant de patrons d’entreprises que d’universitaires et d’experts, ne cache pas son pessimisme quant à l’avenir, à court terme, du pays, chiffre à l’appui, rappelant par là même les alertes adressées en vain au gouvernement.
Au centre des préoccupations des animateurs du Care, bien sûr la chute brutale du prix des hydrocarbures depuis ces cinq dernières années que l’on n’a pas su anticiper au regard de l’évolution de la conjoncture mondiale. Il fait le constat sans appel d’une réalité que le gouvernement n’ignore pas au demeurant : les quantités d’hydrocarbures exportées ont baissé de 9% au cours du premier trimestre 2015 ; un déficit de la balance commerciale à hauteur de près de 15 mds de $US et un solde négatif prévisionnel de la balance des paiements à hauteur de près de 30 mds de $US ; tabler sur un baril de pétrole à 60 $ est trop optimiste. Le constat est encore plus alarmant sachant que le budget de l’Etat est basé exclusivement sur la fiscalité pétrolière, choix très contestable, selon des experts et qu’il connaîtra un déficit à la fin de l’année de 1 900 milliards de dinars. En conséquence, selon le Care, cela va obérer les ressources du Fonds de régulation des recettes qui sera totalement épuisé d’ici 2017, c’est-à-dire dans moins de 3 ans !» La dégradation graduelle des comptes économiques de la nation, affirment les analystes du Care, risque de nous mener droit à «la situation que nous avions vécue à la fin des années 1980 et qui s’était soldée par un ajustement structurel imposé par le FMI». Ils mettent en garde, affirmant que «le pays est entré maintenant dans une crise sévère».
Reconnaissant au gouvernement son courage de rendre publics les chiffres et son souci de transparence, il ne cache pas néanmoins sa grande déception quant au refus de prendre en considération ses propositions de réformes. «Notre sentiment est que le gouvernement agit encore comme s’il ne s’agissait que de gérer des difficultés économiques passagères, là où des réformes plus structurelles sont rendues nécessaires pour commencer à jeter sérieusement les bases d’une économie qui doit plus que jamais se préparer au défi de l’après-pétrole.»
Au lieu et place des dépenses publiques comme moteur de croissance, le Care en appelle à la mise en œuvre d’une «une politique économique plus volontariste qui fasse des entreprises, privées et publiques, le moteur d’une croissance forte et durable, seule en mesure de créer massivement de la richesse et des emplois». «Dogmatisme, populisme et paternalisme doivent maintenant céder la place à plus de réalisme, plus d’efficacité et, par-dessus tout, plus d’ambitions pour notre Algérie», conclut le Cercle d’action et de réflexion autour de l’entreprise.
B. Taouchichet

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