Mercredi 29 juillet 2015
Accueil | Edition du jour
 
Actualités
Périscoop
Régions
Sports
Femme magazine
Le Soir Auto
Culture
Monde
Contribution
Tendances  
Digoutage
Pousse avec eux
     
 

Le soir videos


Video sur Youtube

 
     
Edition du jour
Nos archives en HTML


Actualités : Le Bonjour du «Soir»
La leçon d'Iguersafène


Par Maâmar Farah
Un lecteur me pose une question toute simple : de quoi avez-vous parlé dans votre conférence du 25 juillet en Kabylie ? Fichtre ! Cet oubli est impardonnable. Réponse : j'ai apporté mon témoignage sur le journalisme sous le parti unique et son passage au statut privé.
J'ai redit ce que j'écris souvent ici. Dans cette région de l'Akfadou, parmi les zones les plus attachées à l'identité et les plus hostiles à ce que l'on appelle ici l'arabisme, j'ai parlé en toute liberté de mes convictions. J'ai dit que nous nous considérions comme des militants qui avaient à cœur de poursuivre la lutte révolutionnaire de nos aînés, les journalistes moudjahidine. J'ai dit notre combat contre la pauvreté, la maladie, l'ignorance, les injustices et les inégalités et notre engagement pour le socialisme. J'ai dit ma fierté d'avoir travaillé à El Moudjahid des années 70. J'ai martelé que l'Algérie a raté le coche, dès 1980, en se détournant de la stratégie socio-économique de Boumediène et de sa voie révolutionnaire.
Je fus interrompu plusieurs fois par les applaudissements. Non pas que l'assistance partageait tout ce que je disais. Mais parce que, ici, on respecte les idées qui ne sont pas motivées par l'intérêt matériel ou polluées par l'opportunisme politique. Parce que, ici, on aime écouter la différence lorsqu'elle s'exprime avec sincérité. Parce que, ici, le dialogue, l'échange d'idées, le respect de l'autre ne sont pas de vains mots.
Bien sûr, et comme partout ailleurs, il doit y avoir des extrémistes. Mais je ne les ai ni vus, ni entendus. J'ai vu des Algériens dignes et pacifiques. J'ai entendu des revendications légitimes et une profonde aspiration à bâtir une grande Algérie qui n'écrase pas les identités multiples qui la composent. Une nation d'hommes libres. Celle des Imazighen !
[email protected]

Nombre de lectures : 1

Format imprimable  Format imprimable

  Options

Format imprimable  Format imprimable

La copie partielle ou totale des articles est autorisée avec mention explicite de l'origine
« Le Soir d'Algérie » et l'adresse du site