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Actualités : LE MOUVEMENT ISLAH OUVRE SON UNIVERSITÉ D’ÉTÉ À BOUMERDÈS
Les Algériens descendront dans la rue pour vous dire : «vos prérogatives sont terminées»


Le mouvement islamiste Islah que préside Filali Ghouini organise du 26 au 28 de ce mois, son université d’été à Boumerdès. Ce mouvement a placé son conclave sous le slogan : «Dialogue politique national, entre espérances de l’opposition, refus de l’autorité et nécessité de la participation de la société civile».
Il a en outre dédié cette rencontre des cadres du parti à l’ancien président du GPRA Benyoucef Benkhedda. L’on a noté par ailleurs la présence, lors de la cérémonie d’ouverture, de Sofiane Djillali, président de Djil Djadid, Noureddine Bahbouh, président de l’UDS, des représentants du MSP, Talaî El Houriates, Nahda et d’autres petits partis politiques. On a aussi remarqué la présence de Kamel Guemazi, ancien membre de la direction de l’ex-FIS.
Les organisateurs ont donné la parole à ce dernier qui est intervenu brièvement. En fait, n’est-il pas interdit, par la loi sur la réconciliation nationale de prise de parole en public ? Dans son discours d’ouverture, le président de ce mouvement a dressé un tableau pessimiste sur la situation du pays au plan politique, économique et social. Pour lui la responsabilité du pouvoir en place dans ce qui arrive au pays est évidente. Selon lui, tout a commencé par la dérive enregistrée après l’indépendance du pays.
«Nous réfléchirons lors de cette rencontre sur la profonde interrogation et la crainte des Algériens pour l’avenir de leurs enfants et de leur pays ainsi que leur projet civilisationnel tracé par les Moudjahidine dans le communiqué du 1er-Novembre1954. Cet appel, qui est la référence pour les partis de l’opposition et les partis du pouvoir n’accepte ni interprétation erronée, encore moins la falsification.» Il estime que cette dérive a été un choix délibéré de la part de l’autorité qui prit le pouvoir à l’indépendance du pays.
Par la suite, le numéro un d’Islah a longuement énuméré les problèmes auxquels est confronté le pays pour arriver à la conclusion cinglante : «Au niveau de notre parti, nous constatons qu’il y a rupture de confiance entre l’autorité et l’opposition d’une part et d’autre part entre une grande majorité d’Algériens et cette autorité. Il n’y a plus aucune confiance. La crise actuelle est due essentiellement à l’absence de cette confiance. Les causes sont connues de tous : la mauvaise gouvernance, les promesses non tenues, l’échec du développement et de la politique économique, le recul des droits des citoyens, la répression et la corruption. L’achat de la paix sociale est un échec.»
Il n’a pas manqué de rappeler les appels répétés de l’opposition regroupée pour un dialogue sérieux sur tous les grands dossiers du pays. Citant l’exemple de ce qui se passe actuellement au Liban, le S/G d’El Islah met en garde le pouvoir en place. «Pas plus tard qu’hier, des citoyens de Beyrouth sont sortis dans la rue pour dire à leurs gouvernants “votre mauvaise odeur a augmenté”. Cette mauvaise odeur existe, malheureusement, dans toutes les capitales arabes et les pays islamiques. Un jour viendra où les Algériens et les Algériennes sortiront eux aussi dans la rue pour vous dire “votre mauvaise odeur a augmenté. Votre période est terminée. Vos prérogatives ont cessé, la corruption est terminée, la répression est terminée. Nous voulons une Algérie comme l’ont voulue nos Chouhada et comme nous la voulons nous”». Pour lui, l’opposition n’assumera pas cet échec.
A suivre Ghouini, la situation va de mal en pis dans le pays. Il accuse en effet le pouvoir de laxisme devant l’augmentation du crime organisé et le trafic de drogue qui s’organise en cartel. «L’Algérie est devenue non seulement un pays consommateur de drogue, mais également un pays de transit vers des pays arabes, l’Europe et les pays africains. Selon une étude officielle, plus de 600 tonnes de drogue qui sont entrées dans notre pays pour leur exportation ont été saisies. Et nous nous interrogeons : “si 600 tonnes ont été saisies, combien échappent aux contrôles et comment passent ces énormes quantités.”»
Abachi L.

MOUVANCE ISLAMISTE
Guemazi se démarque de Madani mezrag

«Nous n’avons rien à voir avec cette action. Nous n’avons aucune relation avec cette rencontre. C’est de la responsabilité du pouvoir qui lui a attribué une autorisation à cet effet.» C’est ce que nous a répondu Kamel Guemazi, ancien dirigeant de l’ex-FIS, en marge de la cérémonie d’ouverture de l’université d’été du mouvement islamiste Islah à notre question sur la tenue de l’université d’été des éléments de l’AIS à Mostaganem, rencontre entre anciens terroristes qui avait, rappelons-le, soulevé un tollé de protestations.
«Si cette personne (Mezrag ndlr) veut créer un parti politique, c’est son droit comme c’est le droit de chaque Algérien. Nous voulons également recouvrer nos droits politiques», précisera-t-il.
A. L.

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