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Actualités : Elle qualifie son arrestation de «grave»
Hanoune défend le général Hassan


La secrétaire générale du Parti des travailleurs défend le général-major Hassan, ancien chef du Service de coordination opérationnelle et de renseignement antiterroriste (Scorat).
Louisa Hanoune a qualifié de «grave» l’arrestation de l’officier supérieur des renseignements, une situation qui pourrait être utilisée pour «l’ouverture d’une procédure à la Cour pénale internationale» contre l’armée algérienne.
Après avoir relancé la nécessité d’organiser une élection présidentielle anticipée, Louisa Hanoune est revenue aujourd’hui sur le dossier le plus sensible du moment : la mise en détention par la justice militaire d’un général-major de l’Armée nationale populaire.
«C’est une situation qui fait peur», a affirmé hier la secrétaire générale du Parti des travailleurs à l’ouverture d’une session du Bureau politique. Pour Hanoune, les accusations contre le général-major Hassan, Abdelkader Aït Ouarabi de son vrai nom, «sont très graves» car elles pourraient être utilisées par «les adversaires de l’Algérie».
«Parmi les accusations à l’encontre du général Hassan, il y a le traitement du dossier de Tiguentourine qui constitue une grave accusation puisque tout le monde reconnaît que l’armée avait réalisé un travail de qualité. Mais voilà qu’aujourd’hui, ce genre d’accusation vient de l’intérieur. Nous savons que des familles d’expatriés tués à Tiguentourine avaient voulu déposer plainte auprès de la Cour pénale internationale contre l’armée».
Elle estime qu’accuser un haut responsable de la lutte contre le terrorisme d’avoir créé «un groupe armé» constitue une opportunité pour les puissances étrangères de «s’ingérer dans les affaires internes de l’Algérie». Louisa Hanoune redoute que cette affaire conduise à «l’effritement du dispositif de lutte antiterroriste». Il est évident que cette nouvelle charge de Hanoune est destinée directement au chef d’état-major de l’ANP. La secrétaire générale du PT n’a pas manqué de s’attaquer à ses cibles habituelles : les «oligarques». Hier, elle est revenue sur les opportunités d’affaires qui leur seront offertes dans le secteur de la santé.
Louisa Hanoune est catégorique : le projet de la nouvelle loi sanitaire qui a fait l’objet, la semaine passée, d’une deuxième lecture du gouvernement n’est pas «consensuel», car «il est contesté par les syndicats». «La nouvelle loi sur la santé démantèle le système sanitaire algérien», a-t-il estimé, hier, lors d’une réunion mensuelle de son bureau national, tenue au siège du parti.
«On a eu écho que durant la réunion du gouvernement, le Premier ministre Sellal a fait savoir au ministre de la Santé que le président de la République n’accepterait pas de toucher aux acquis sociaux notamment la gratuité des soins», a fait savoir Louisa Hanoune. Et de souligner, dans le même ordre d’idées, que cette nouvelle loi est «un cadeau pour l’oligarchie».
La patronne du PT a appelé le Premier ministre Sellal à intervenir pour stopper cette nouvelle loi «qui met en cause le principe de droit à la santé et à la gratuité des soins». Toujours dans son offensive violente contre l’oligarchie, Hanoune s’est dite «inquiète» quant aux propos tenus récemment par le ministre des Finances.
Pour celle-ci, l’amnistie fiscale telle que proposée par le département des finances permettra, à coup sûr, aux barons de l’informel dont l’origine de leurs fortunes est parfois douteuse, de blanchir leur argent. «Car, soutient-elle, le ministre Benkhalfa a bien déclaré que les banques ne demandent pas la traçabilité des fonds déposés !» s’est-elle exclamée. Et pourtant, s’est-elle étonnée, le Premier ministre a fait savoir que cette opération ne vise pas le blanchiment de l’argent de l’informel.
A propos d’Ali Haddad, la conférencière tire à boulets rouges sur cet homme d’affaires, sans toutefois le nommer. Les propos du patron des patrons, tenus jeudi dernier depuis Médéa où il a inauguré le bureau local du FCE, n’ont pas été du goût de Mme Hanoune. Et elle l’a même qualifié du «président des oligarques».
M. B.

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