Lundi 7 septembre 2015
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La révolution pyrotechnique !

Par Hakim Laâlam  
Email : [email protected]
ça y est ! La nouvelle Constitution est prête. Elle va être
incessamment sous peu publiée en format…

… restreint !

Comme je ne suis pas particulièrement emballé par le combat «titanesque et pharaonique» que se livrent Sellal et Ouyahia, comme leur affrontement sûrement intéressant pour les puristes n’arrive pas à faire se dresser le plus nerveux de mes poils de bras, je vais donc plutôt vous entretenir d’un truc qui me sidère, me passionne depuis quelques jours déjà. Pour tout dire, ce phénomène me fascine littéralement : j’ai vu de mes yeux vu des ados et des adultes juchés sur des voitures de cortèges de fêtes, notamment des mariages, en plein jour, souvent à 13 heures, en plein cagnard, allumer et lancer des feux d’artifice et des fusées de Bengale. Ces lanceurs de fusées et ces allumeurs de feux d’artifice avaient tous en commun ceci que je vais tenter de vous décrire fidèlement : une mine contente. Que dis-je ? Une mine ébaubie de contentement. Un visage radieux de satisfaction non feinte. Un sourire comme une longue tranchée barrant leur visage. Des yeux au bord de l’extase. Des mains tremblantes d’émotion. Une poitrine gonflée au vent par la fierté. Bref ! Un aspect général prêtant au ravissement devant autant de béatitude affichée. Les mecs étaient HEUREUX ! Et je réécris le mot HEUREUX en majuscule pour bien préciser qu’il ne s’agissait pas d’un bonheur furtif, passager ou juste sur-joué. Non ! Le vrai bonheur. Celui d’allumer un feu d’artifice en plein jour. Mon Dieu ! J’avais donc là, à portée de voix, des spécimens humains uniques au monde, et malgré tous les efforts que j’ai fait, changer de file et de sens de circulation pour tenter de les rattraper, rien ! Ils m’ont à chaque fois filé entre les doigts, pétaradant au feu de Dieu. Je vous avoue ma profonde tristesse et ma frustration affligée. Rater ainsi, lamentablement, l’aubaine scientifique de comprendre un peu, beaucoup, passionnément, à la folie les motivations enfouies dans l’esprit d’un mec en apparence équilibré et qui lui font allumer un feu d’artifice à midi, en plein jour. Pourquoi ? Juste cette question entre deux explosions et un râle de plaisir de l’artificier : pourquoi ? Et aussi subsidiairement, à quoi ça sert un feu d’artifice qui éclate dans l’axe déjà aveuglant du soleil ? Ne me dites surtout pas que tous ces allumeurs de feux d’artifice diurnes sont fous ! Je ne vous croirais pas ! Je pense que ça serait même un peu léger comme explication. Une sorte de raccourci qui ne rendrait pas assez hommage au génie de ces festoyeurs. Non ! Face à des phénomènes psychiques, voire psychosociologiques pareils, il faut garder la tête froide et tenter d’analyser. Poser les bonnes questions : comment en est-on arrivé en 2015, en Algérie à allumer des feux d’artifice en plein jour ? Par quel cheminement complexe en sommes-nous avons-nous débouché sur cette révolution pyrotechnique ? C’est tout de même plus intéressant que de se demander si Sellal et Ouyahia ne s’aiment pas vraiment ou font semblant de se détester, n’est-ce pas ? Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L

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