Lundi 5 octobre 2015
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Culture : Portrait
Meftah, une passion pour la photo et la vidéo de classe


Ce passionné est né à Oum Drou en 1959. Après le lycée, il s'inscrit au CFA où il obtient un diplôme d’attaché d'administration. Il a travaillé à la wilaya à ce poste. En 1988, il décide d'une mise en disponibilité pour pouvoir intégrer le privé : foires, expositions, communication. Il y avait en lui un désir de s'ouvrir à de nouveaux horizons grâce à l'import-export. De l’année 1990 à 2000, en suivant un programme de festivités, il a exposé dans les foires de l'art et de l'artisanat. Dans son stand, il fait la promotion de produits algériens comme le tapis de Djelfa ou de Ghardaïa, les tableaux de sable, les cartes postales anciennes, la poterie et la vannerie de la région de Chlef. Œuvrant en tant que président de l'association «El Meftah», il était en quelque sorte l'ambassadeur de l'artisanat algérien en Europe.
Les visiteurs de ce pavillon sont des pieds-noirs, les compatriotes, des Français désireux de connaître d'autres cultures. M. Meftah a eu l'occasion de rencontrer l'ingénieur du pont du Tsighaout. Vint l’année 1999, il opte pour un registre du commerce photos pour se spécialiser dans la photo et vidéo scolaire. Ce choix a été guidé par la frustration pendant son enfance de posséder un appareil photo par manque de moyens.
Après avoir effectué le tour du monde avec les expositions dans toute l'Asie, l'Arabie Saoudite, l'Ukraine, il eut l'idée d'entreprendre sans fonds. Il s'attelle alors à faire des enregistrements sur les anciens moudjahidine, le sport et, ensuite, l'enfance.
L'école représentait l'endroit idéal où il pouvait s'épanouir. Il se propose alors de présenter son plan de travail au directeur de l'éducation de l'époque, M. Chair Draâ, qui se montre ravi et adhère à ce projet, à tel point qu'il le qualifie de thèse de doctorat. Ce dernier donne son accord pour la couverture des événements pédagogiques, sportifs et culturels scolaires. Il commence le travail avec une cinquantaine d'écoles. «J'ai trouvé 60 élèves nés un 1er janvier. Je leur ai proposé de fêter ensemble leur anniversaire pour marquer d'une façon originale leur entrée dans le XXIe siècle», se rappelle-t-il.
M. Meftah décide alors de créer l'Eurl «Association Meftah pour le souvenir vivant». En 2001, il fait une exposition très remarquée au niveau du ministère et dont il dira : «J’étais le seul stand à présenter de l'audiovisuel.» Ceci lui a valu les félicitations du ministre de l'Éducation de l'époque, Aboubakr Benbouzid. À l'issue d'une réunion au niveau du cabinet, une méthode de travail est adoptée. Chaque vidéo aura une durée de 15 min, divisée en 5 parties. La première étape de 3 min nous renseigne sur l'identité de l'élève. La 2e de 3 min nous montre en gros plan l'attitude de l'élève. La 3e de 3 min également nous apprend ce que l’élève fait en rentrant le soir à la maison. La 4e étape toujours de 3 min nous dévoile les prédispositions de l'élève comme les chansons patriotiques, les dessins, l'humour. La 5e étape de 3 min nous apprend les vœux des élèves dans la vie active.
Au début du CD, le directeur donne un aperçu sur la vie du chahid qui donne son nom à l’école. Un film de 3 min est fait dans la cour puis 3 min dans le réfectoire. Chaque élève peut avoir une copie du CD pour un prix symbolique. Tous ces CD sont réunis dans des boîtes d'archives qui sont stockées dans une vidéothèque constituant l'archive scolaire. Ainsi, Meftah a interrogé 1 200 000 élèves à Chlef et 300 000 hors wilaya. De ce fait, la vidéothèque renferme des renseignements sur 1 500 000 élèves. Cela représente 5 000 heures de film.
2 500 écoles ont ainsi été filmées dans 4 wilayas (Chlef, Tissemsilt, Aïn Defla, Relizane). Meftah filme aussi les évènements culturels comme la 2e et 3e édition de «Lire en fête».
A l'occasion du 1er Novembre, il prendra part à un concours avec un film parlant du calvaire du chahid Ahmed H’mida. Tout ce travail nécessite un disque dur géant pour stocker tous ces CD et un staff pour procéder à cette opération. Cette passion a un coût : 8 millions de dinars.
Medjdoub Ali

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