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Culture : Salle Ibn Zeydoun
Séminaire sur la propriété intellectuelle


La boîte algérienne privée qui avait distribué Titanic de James Cameron l’année de sa sortie a été victime de piratage, ce qui ne lui avait pas permis de réaliser des bénéfices, malgré l’énorme succès populaire du film et les bénéfices financiers tout aussi énormes qu’il avait engrangés dans les pays où le piratage n’existe pas.

Un séminaire sur la proprité intellectuelle se tient les 4 et 5 octobre à la Salle Ibn Zeydoun de Riadh El-Feth, à Alger. Cette rencontre de deux jours est organisée par l’Office national des droits d’auteur et droits voisins (0NDA), en collaboration avec l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique en Algérie et la Chambre de commerce américaine. Le séminaire traitera des questions relatives aux droits de propriété intellectuelle dans les législations algérienne, américaine et européenne. Seront particulièrement traitées les questions de la lutte contre «la piraterie» dont sont victimes les œuvres de l’esprit, ainsi que la contrefaçon de marques et de produits relevant de la propriété industrielle.
Un tour dans certains marchés, rues et places publiques d’Alger renseigne sur l’ampleur du «piratage» des œuvres audiovisuelles produites aux États-Unis, mais aussi en Europe et en Algérie. Il y a quelques années, des cinéastes français participant à une rencontre cinématograpgiques à la Cinémathèque d’Alger se sont étonnés de trouver à Alger des CD de films français pas encore disponibles sur ce support en France même (la législation française ne le permet pas). À chaque vacances «au bled», un Algérien résidant au Canada avait l’habitude d’acheter à Bab El Oued, notamment, des CD de films hollywoodiens classiques ou récents, car, nous avait-il expliqué, en Algérie, ils coûtent beaucoup moins cher (grâce au piratage). Il y a quelque temps, lors d’un débat à la Télévision algérienne, un des intervenants avait justifié «le piratage» des produits occidentaux par le fait que l’Occident avait pillé nos richesses ! Mais répare-t-on une injustice par une autre injustice ?
La boîte algérienne privée qui avait distribué Titanic de James Cameron l’année de sa sortie a été victime de piratage, ce qui ne lui avait pas permis de réaliser des bénéfices, malgré l’énorme succès populaire du film et les bénéfices financiers tout aussi énormes qu’il avait engrangés dans les pays où le piratage n’existe pas. À l’époque, le piratage, en quelque sorte, avait empêché une relance du cinéma en Algérie. Les créateurs ont besoin de faire des bénéfices pour produire davantage. Le piratage et la contrefaçon risquent de tuer des poules aux œufs d’or de la création artistique et autres.
Kader B.

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