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Actualités : Elle vient d’être adoptée
Une nouvelle organisation à Sonatrach


La Sonatrach vient d'adopter une nouvelle configuration organisationnelle des structures centrales en fusionnant plusieurs entités ou en rattachant des directions centrales du groupe, autrefois dépendantes de la DG, à leurs activités respectives.
Le groupe pétrolier vient encore de créer deux nouvelles directions centrales exécutives pour s'aligner sur le mode de fonctionnement des grandes compagnies du monde.
Ainsi, on apprend que deux directions centrales exécutives, à savoir celle chargée de la gestion des associations (DCG AST) et celle dont dépendaient les infrastructures de l'industrie pétrochimique (DCG PEC) ont été reléguées à leur juste rôle. Elles chevauchaient avec des activités dont les responsables sont au rang de vice-présidents désignés par le chef de l'Etat.
La direction des industries pétrochimiques revient donc de droit à l'Activité Aval et ne dépend plus du P-dg du groupe. Les activités de cette structure seront désormais directement contrôlées par le vice-président Aval qui aura toute la latitude d'approuver ou de rejeter ses plans de développement. L'enjeu, à ce niveau, est de taille.
La Sonatrach prévoit la construction de quatre raffineries et jusqu'ici, on ignorait la partie qui allait chapeauter ce programme. Avec son ancien organigramme, la Sonatrach maintenait l'amalgame entre la DGC PEC à l'Activité Aval. Désormais, ce sera la PEC qui exécutera le programme sous le contrôle de l'Aval.
L'autre nouveauté dans la restructuration de la Sonatrach réside dans l'affectation de la Direction centrale du groupe associations (DGC AST) à l'Activité Amont. Pour les experts, il s'agit en fait d'un retour aux sources. Cette direction, qui dépendait toujours du vice-président Amont, a été rehaussée par un ancien P-dg de la Sonatrach, au rang de direction exécutive et rattachée directement à la Direction générale du groupe. Du coup, cette direction était devenue un Etat dans l'Etat. Elle gère tous les permis exploités par la Sonatrach avec les compagnies étrangères et n'a aucun lien organique avec le vice-président Amont.
Le DGC Associations contrôlait pratiquement 30% de la production nationale et a toujours échoué dans ses démarches avec les partenaires étrangers pour respecter leurs engagements contractuels. Les scandales liés à BP, ENI et récemment Petroceltic n'auraient jamais pu avoir lieu si cette structure avait été assez vigilante et moins conciliante avec les partenaires étrangers.

Mise en conformité
A travers ce nouveau redéploiement, la Sonatrach vient de fusionner certaines structures pour créer la direction des Marchés et Logistique (MLG) qui vient d'absorber la direction d'audit (MAC), redéfinie en simple direction qui devra chapeauter les achats et la logistique. Depuis des années, cette direction MAC ne fait que saigner la Sonatrach. Elle a toujours tourné le dos aux sous-traitants qui contestaient les comportements de certains responsables de l'entreprise. Au lieu de résoudre ces différends, MAC adoptait des comportements qui incitaient les sous-traitants à recourir à l'arbitrage de la justice. Et souvent, ce sont des sentences lourdes qui auraient pu être évitées.
Cette restructuration de la Sonatrach a également apporté son lot de nouveautés par la création de la direction centrale Business Development. Celle-ci est chargée de la détection des opportunités de croissance et du lancement de nouveaux projets dans l'activité de base de l'entreprise.
De même, la Sonatrach a exprimé le besoin d'accéder à une technologie purement algérienne et limiter l'importation tous azimuts de savoir-faire étranger. La nouvelle direction Recherche et Développement (RDT) est ainsi chargée de promouvoir et de mettre en œuvre la recherche appliquée et de développer des technologies dans les métiers de base de l'entreprise.
Auparavant, l'activité de recherche et de développement se limitaient à celles produites par le CRD (Centre de recherche et de développement), dont la taille ne dépasse pas celle d'un laboratoire d'une petite université européenne. Cette structure ne répondait pas effectivement aux besoins technologiques du groupe pétrolier algérien. La Sonatrach vient ainsi d'annoncer sa volonté de s'ouvrir aux compétences algériennes pour développer certains procédés qui devront remplacer ceux qui sont importés.
La situation de l'entreprise, en termes de technologies, est tellement alarmante qu'elle a décidé de prendre le contrôle direct de cette activité et de limiter au maximum la sous-traitance.
Mokhtar Benzaki

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