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Actualités : BENFLIS A PROPOS DU PROJET DE RÉVISION CONSTITUTIONNELLE
De simples «ravalements de façade»


Pour le parti des Avant-gardes des libertés, le projet de révision constitutionnelle dont les contours ont été annoncés par le président de la République dans son message à la nation à l’occasion de la commémoration du 61e anniversaire de la glorieuse révolution de Novembre 1954 ne sont pas de nature à constituer «l’antidote» à la crise qu’endure le pays.
M. Kebci-Alger (Le Soir)
- C’est là la lecture faite par les membres du bureau politique du parti, réunis, hier samedi, en session mensuelle ordinaire. Car pour eux, la véritable crise de régime du fait de la vacance du pouvoir, de l’illégitimité des institutions et de la situation de quasi-cessation d’activités dans laquelle elle se trouve et face à laquelle est confrontée la nation, ne saurait être «dépassée» par des «ravalements constitutionnels de façade».
Elle recommande, à l’opposé, propose-t-il encore une fois, «le règlement de cette problématique de la vacance du pouvoir, de la relégitimation de toutes les institutions et de leur remise en état d’assumer l’intégralité de leurs prérogatives constitutionnelles». Autant de «tâches nationales prioritaires et pressantes» qui ne peuvent s’accomplir sans «le retour au choix du peuple souverain à travers des élections définitivement et effectivement mises à l’abri de la fraude que le régime politique en place utilise comme instrument de son maintien au pouvoir en dépit de ses défaillances, de ces échecs et de la perte d’autorité, de crédibilité et de confiance auprès des citoyennes et des citoyens». Et de renouveler, fort à-propos, la demande instante «d’une instance nationale indépendante de préparation, d’organisation et de contrôle de l’intégralité des processus électoraux à venir, comme cela est le cas dans de très nombreux pays dans le monde, y compris dans notre voisinage immédiat». Une réponse à la proposition présidentielle émise de «manière dilatoire» dans le même message du 1er novembre dernier et dont les prérogatives seraient limitées à la seule surveillance des élections. Ce qui procéderait, considère-t-il, «d’une volonté de perpétuer sous d’autres formes et par d’autres moyens le système de la fraude devenu endémique dans le paysage politique national».
Le parti que préside Ali Benflis a tenu également à exprimer son «regret» et sa «préoccupation» face à «l’escalade dans le langage de menace, de chantage et d’intimidation qui a pris pour cible toutes les positions critiques à l’égard du régime politique en place et les idées contraires où les opinions divergentes des siennes exprimées par la société civile, les médias ou l’opposition nationale». Ce qui constitue, selon lui, «le signe d’un pouvoir dans un état de perte de confiance et de désarroi» et qui est «contraire à l’esprit du pluralisme politique et aux règles d’une saine pratique politique qui exclut les tentations hégémoniques et les prétentions dominatrices du régime politique en place et des clientèles dont il s’est entouré».
M. K.

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