Samedi 14 novembre 2015
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Soirmagazine : Enquête-Témoignages
Brrr ! J’ai tout  le temps froid !


Par Soraya Naili
Ils aimeraient vivre dans un pays où l’été durerait toute l’année. Et pour cause, ils sont très sensibles aux variations du mercure. Une météo givrante ? Très peu pour eux. Corps secoué par des frissons, nez rouge au milieu de la figure, mains frigorifiées, les frileux et les frileuses n’en mènent pas large. Ils sont mal dans leur peau et recherchent la moindre source de chaleur quand le thermomètre éternue.
Force est de constater que les femmes sont plus frileuses que les hommes. A la maison, Monsieur arbore un simple tee shirt quand il regarde la télévision. Madame, quant à elle, ne peut s’empêcher de jeter un plaid sur ses genoux. Au bureau, les femmes fuient les courants d’air, remontent le chauffage et pestent contre leurs collègues qui auraient le malheur d’ouvrir la fenêtre même l’espace de 30 secondes. Les frileuses passent l’hiver emmitouflées sous plusieurs couches de pulls, le nez rouge et les yeux larmoyants ! Cagoule, bonnet, écharpe, gros pull, gants et doudoune sont toujours à proximité. Vous l’aurez deviné, leur interjection préférée entre novembre et mai c’est : Brrrrr !

Hamid, 34 ans
Hamid a fait des pieds et des mains pour émigrer au Canada. Après six mois passés à Montréal, il a plié bagage. Retour au soleil d’Algérie. «Je savais qu’il faisait froid dans ce pays nordique mais pas à ce point-là», raconte-t-il. «De nature frileuse, je n’ai pas pu supporter de vivre avec des températures en dessous de zéro.
Amateur de grandes marches et de grands espaces, j’étais condamné à me calfeutrer dans des intérieurs surchauffés. Sortir pour faire une balade se révélait être un vrai supplice. Je pouvais mettre de gros pulls, des anoraks à fourrure et autant de cache-nez que je voulais, j’étais constamment transi de froid. La météo a fini par me jouer sur le moral alors j’ai préféré retrouver le soleil de mon pays natal. Je me sens bien mieux depuis ! «La misère est moins pénible au soleil !» chante Aznavour.

Sarah, 31 ans
«Je suis une grande frileuse. Même en été, je me couvre d’un plaid la nuit. Je ne supporte pas de dormir sans chaussettes aussi. Ma hantise est d’aller dans une administration ou un cabinet médical où le chauffage serait défaillant. Très vite je suis gelée, frissonnante et mal à l’aise. Je sens ma circulation sanguine ralentir et mes doigts s’ankyloser par le froid. Je grelotte et je deviens toute bleue. Lorsque l’attente se prolonge, je me lève pour faire les cent pas. Je suis là à souffler dans mes mains pour les réchauffer un peu même si je porte des gants.
Ma tenue en hiver est vraiment monotone. Jamais de robe, ni de jupe. Plutôt des jeans sur des paires de bas en laine, gros pulls en cachemire, cache-nez, manteaux à capuche en fourrure, bonnet en laine... L’artillerie lourde quoi !»

Farah, 41 ans
«Je crois qu’il n’y a pas plus grande frileuse que moi. Même l’été, je ne supporte pas l’air conditionné. Ni à la maison ni au bureau ou dans la voiture d’ailleurs. C’est une source d’éternelles disputes avec mon époux. Moi j’éteins le climatiseur et lui le remet en marche. Moi je grelotte, lui suffoque ! (Rires). Ces escarmouches se poursuivent même au moment de se mettre au lit.
En hiver, j’ai besoin de me couvrir avec deux grosses couettes pour trouver le sommeil.
Au contraire, mon époux se suffit d’une petite couverture. J’ai même acheté une bouillotte pour me faciliter la vie. Dès l’automne, j’y verse de l’eau bouillante et la met sous la couette une dizaine de minutes avant de m’y glisser ! J’ai vraiment besoin d’avoir les pieds bien chauds sinon le sommeil me boude. Pour l’anecdote, nous sommes allés en Kabylie l’année dernière pour assister à un enterrement. C’était au mois de février et il faisait un froid de canard. Hélas, la maison n’était pas chauffée. La seule couverture disponible n’avait pas suffi à me réchauffer. J’ai remarqué que les autres femmes étaient tout à fait à l’aise. Remarquez, elles étaient bien en chair par rapport à moi !
En tout cas, j’étais tellement gelée que je n’ai pas réussi à trouver le sommeil toute la nuit.
Ça m’a valu un rhume et une angine carabinés. J’ai encore la chair de poule rien qu’en repensant à cette nuit glaciale.» Trop chaud, trop froid. Nous ne réagissons pas tous de la même façon aux variations du thermomètre. Mains froides, cœur chaud, avons-nous coutume de dire ! Et si c’était vrai ?

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