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Actualités : MÉDIAS
Le ministre de la Communication à Oran


Hier, Hamid Grine, ministre de la Communication, a présidé une conférence-débat ouverte à la presse et aux citoyens au niveau de la salle de conférences de la mosquée Ibn-Badis. Le thème retenu étant «Le citoyen a le droit à l’information fiable», pour le ministre, la décennie noire a construit l’opinion publique sur des bases insensées mettant en avant la diffamation, le vol, le terrorisme… obtenant ainsi une information infondée. «Les journalistes sont responsables de ce qu’ils disent et de ce qu’ils écrivent et tout n’est pas noir dans notre pays», dit-il.

Amel Bentolba - Oran (Le Soir) - Le ministre estime que toute parole qui s’adresse au cœur sensibilise, a plus de chance d’être rapidement réceptionnée et aura un impact positif. «La parole transmise et écrite pour communiquer avec le cerveau n’est pas forcément mieux perçue», dit-il. Intervenant lors de cette conférence, Bouziane Benachour, directeur du journal El Djoumhouria, dira qu’il est temps de mettre de l’ordre dans la profession. Il exprimera son inquiétude face à ce qu’il qualifie de «déluges de communication qui nous arrivent du ciel et de la terre, du satellite et des nouveaux canaux de diffusion de l’information qui s’imposent dans nos foyers et dans nos rues sans qu’on ne les y invite.»
Pour l’intervenant, le métier de journaliste vit une grave crise d’identité. «La démocratisation des télécommunications de l’information, de l’internet et des réseaux sociaux a bouleversé le monde, porté un sacré coup à la communication traditionnelle, espace et temps ont été réduits à néant».
Pour Bouziane Benachour, seul le retour aux fondamentaux, la morale, l’éthique et la déontologie peuvent assurer l’exercice du métier au service exclusif du citoyen et ce, même si, dit-il «on va nous considérer comme des gens dépassés».
Lors d’un bref point de presse, le ministre de la Communication a indiqué que bientôt les journalistes pourront élire leurs représentants au Conseil d’éthique et de déontologie et qui sera composé de 14 journalistes.
Concernant la carte de presse le ministre dira qu’afin de permettre à d’autres journalistes de l’obtenir, le délai a été prolongé. Toujours concernant la carte de presse qui a bénéficié à des titulaires illégaux, Hamid Grine dira «pour l’heure actuelle je n’ai pas eu de preuves concrètes, il n’empêche que j’ai chargé l’inspecteur général du ministère de mener une enquête dans ce sens et une plainte sera déposée».
Le ministre estime que ces cas de fraudes n’ont rien à voir avec la fiabilité ou non des critères d’attribution «s’il y a un éditeur qui délivre une attestation de travail d’un journaliste à un non journaliste, il a donc triché».
Dans l’après-midi le ministre s’est rendu au siège du journal El Djoumhouria qui célébrait son quarantième anniversaire d’arabisation du journal. Durant cette cérémonie, le ministre de la Communication a une fois de plus privilégié la langue du cœur, dit-il, à la langue de bois en se remémorant des anecdotes de son passé de journaliste, en mettant en avant ce dicton auquel il croit : «Il n’y a pas un grand journaliste mais un grand journal.»
A. B.

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