Lundi 25 janvier 2016
Accueil | Edition du jour
 
Actualités
Périscoop
Régions
Sports
Femme magazine
Corruptions
Culture
Monde
Contribution
Kiosque arabe  
Digoutage
Pousse avec eux
Edition du jour
 
 
 
Nos archives en HTML


Pouvoir si-vil !

Par Hakim Laâlam  
Email : [email protected]
Je ne suis pas d’accord avec ceux qui pensent que le
problème de l’Algérie, c’est la vacance du pouvoir. Non !
Le problème, c’est plutôt un pouvoir…

… en vacances. Et c’est pas pareil !

Comme ils y vont au Soir d’Algérie en titrant dans l’édition d’hier, en grosse Une : «Révision de la Constitution : le faux suspense du Conseil constitutionnel. » M’enfin ! C’est quoi ces affirmations péremptoires ? Qui te dit toi que le suspense a déjà été tué ? Personne n’a évoqué l’assassinat du suspense. J’ai encore entendu les bilans des deux communicateurs de la police et de la gendarmerie, et aucun d’eux ne fait état de la découverte du corps du suspense en état de décomposition avancée aux abords d’un champ de pommes de terre à 80 dinars le kilo. Donc, calme camarades. Ne vendons pas la peau de ce Conseil avant que les ours qui y hibernent ne soient tués. Je rappelle qu’un jour, il n’y a pas si longtemps, personne n’aurait parié un dinar anorexique sur une manif de flics, et de tuniques bleues à l’assaut du Palais. Pourtant, cette manifestation a bien eu lieu. Alors, ne sous-estimons pas les capacités du Conseil constitutionnel à nous étonner. Oui, d’accord, je vous l’accorde, après vérification, j’ai effectivement remarqué que dans tous les dictionnaires vendus en Algérie, à la lettre «R» un verbe a disparu. Le verbe «Retoquer». Mais n’en concluons pas non plus trop vite à l’impossibilité de voir le projet de Abdekka se faire retoquer. Il faut garder espoir en cette institution républicaine qu’est le Conseil constitutionnel. Surtout maintenant que le pouvoir civil a été décrété sur ordonnance par le Docteur Ammar. Attention ! Ce n’est pas rien, cette histoire de pouvoir civil. Le pouvoir civil, ça veut, entre autres, dire qu’un Conseil constitutionnel peut recaler un texte, remettre la copie à son auteur et lui ordonner d’en revoir la rédaction. Et en pouvoir civil, un Conseil constitutionnel ne risque absolument pas de s’exposer à des représailles qu’il venait à retoquer le projet de révision de la Constitution. On ne peut tout de même pas ressortir des P-V d’audition du Conseil constitutionnel par l’armée française où l’on pourrait lire des aveux de plusieurs de ses membres sur les dessous du Traité de la Tafna. Un pouvoir civil ne peut se laisser aller à ce genre de pratiques. Yek ? Hein ? Eh ? Oh ? Y a quelqu’un ? Quoi ? Ils sont tous partis à la Journée nationale de l’Eventail ? Tant pis ! Je vais attendre, en fumant du thé pour rester éveillé à ce cauchemar qui continue.
H. L.

Nombre de lecture : 1

  Édition papier
Lire le journal en PDF

Télécharger le journal en zip

     

Le soir videos

 



 
Video sur Youtube    

Dernier sondage
Au vu des différents projets annoncés, pensez-vous que l’Algérie réussira à se doter d’une véritable industrie mécanique ?
Oui : 32,90
Non : 63,20 %
Sans opinion : 3,9%

La copie partielle ou totale des articles est autorisée avec mention explicite de l'origine
« Le Soir d'Algérie » et l'adresse du site