Jeudi 17 mars 2016
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C’est ça ou ça ! Le mix est impossible !

Par Hakim Laâlam  
Email : [email protected]
Algérie ! Santé. La cigarette tue 15 000 personnes par an. Une
statistique officielle qui ne prend pas en compte tous ceux qui
meurent au…

… volant, une cigarette au bec !

En vérité, au-delà de la nécessité ou pas de recourir à l’emprunt obligataire, au-delà de la solidité ou pas de l’argument plaidant pour un endettement extérieur, au-delà de toutes ces questions certes capitales, importantes, le successeur de Abdelaziz Bouteflika, qui sera peut-être Bouteflika Abdelaziz - là n’est même plus le problème - cet homme, donc, ou cette femme, devra répondre à une question. Pas deux, pas trois, pas mille questions, mais une seule : voudra-t-il impulser la construction d’une Algérie portée par la ministre Benghebrit ou par le député islamiste Aribi ? Ce n’est pas aussi caricatural que vous ne pourriez le penser. Au-delà des petites magouilles, du gré à gré au gré des vents dominants, celui qui occupera le fauteuil, roulant ou fixe, d’El-Mouradia, s’il est réellement mu par le souci de sauver l’Algérie, est condamné à apporter une réponse claire, succincte et sans fioriture ni barbouillages à cette question-là : Benghebrit ou Aribi ? Avec à la clé, un postulat : pas de métissage possible, sous le fallacieux prétexte que l’Algérie est musulmane, qu’elle se doit d’être aussi ancrée dans ce terreau religieux. Que je sache, la loi algérienne n’oblige pas (encore) à porter son Coran accroché autour du cou et à se draper la taille avec son tapis de prière. Et donc, restons sur l’essentiel constructeur d’une nation : Benghebrit ou Aribi ? Soufiane Djillali ou Djaballah ? Une Algérie où les enfants, à la fin du dernier trimestre de l’année, ne déchirent plus leurs cahiers et livres en guise de «délivrance», à la sortie de leurs établissements, comme dans un rite barbare. Ou alors, une Algérie où, entre voisins, c’est à qui déguisera et grimera le mieux ses mioches le vendredi pour les afficher, dès 5 ans, à la Mosquée-Djihad du quartier ? Le prochain locataire d’El-Mouradia, même s’il ressemblera furieusement à l’actuel, en se positionnant clairement, en disant juste ceci : «c’est cette Algérie-là que je veux bâtir» aura fait avancer le pays. Dans un sens. Ou dans un autre. Mais son mérite, quelle que soit la direction, sera d’en finir avec l’actuel métissage mortel, le flou cancérigène. Ce jour-là, promis, j’arrêterai de fumer du thé, car n’ayant plus de motif sérieux de rester éveillé à un cauchemar éradiqué.
H. L.

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