Lundi 21 mars 2016
Accueil | Edition du jour
 
Actualités
Périscoop
Régions
Sports
Femme magazine
Corruptions
Le Soir Auto
Culture
Contribution
Kiosque arabe  
Soit dit en passant  
Digoutage
Reportage
Pousse avec eux
Edition du jour
 
Nos archives en HTML


Actualités : En présence du Ministre
Le narcotrafic international en débat à Tlemcen


Inaugurant la rencontre internationale sur «la lutte contre les stupéfiants», le ministre de la Justice, Tayeb Louh, a procédé lors de son allocution inaugurale à une analyse exhaustive sur le narcotrafic international, phénomène transnational, véritable menace sur la stabilité sociale et politique de tous les Etats : menace qui entrave en premier lieu le développement économique.
Ce sont des chiffres alarmants donnés par le ministre de la Justice. Il avance à ce titre un chiffre d’affaires généré par le narcotrafic, estimé entre 300 et 500 milliards de dollars, selon une étude du bureau de lutte contre la drogue des Nations-Unies ; quant au bénéfice des narcotrafiquants, il est évalué à plus de 200 milliards de dollars.
Ces chiffres avancés ne prennent pas en considération le trafic des psychotropes et des neuroleptiques, mais concernent uniquement le trafic de la cocaïne, l’héroïne et le haschich.
En 2013, sur les 264 millions de jeunes toxicomanes recensés, 27 millions sont originaires d’Afrique et des pays sous-développés, où il n’existe pas d’infrastructures pour une réelle prise en charge, dira le ministre.
L’Afrique reste le continent le plus exposé à ce fléau qui est une véritable cause d’insécurité car la drogue reste la source principale de financement du terrorisme qui menace tous les Etats du Sahel ; à ce sujet, M. Tayeb Louh interpelle toute la communauté internationale pour une prise de conscience effective et l’adoption d’une véritable stratégie.
Cependant, il faut se rendre à l’évidence, ce genre de séminaire reste tout au plus un moyen de sensibilisation qui n’a aucun effet sur les narcotrafiquants sur le terrain. Faut-il rappeler qu’à la veille de cette rencontre internationale, un communiqué transmis à la presse fait part d’une saisie de plus d’un quintal de kif sur la bande frontalière.
La situation est ailleurs : doter par exemple nos gardes-frontières de moyens pour une surveillance aérienne (le plus souvent les convoyeurs de la drogue réussissent à prendre la fuite). Tout le monde sait que le Maroc nous inonde de drogue, mais ce que tout le monde sait aussi et dont personne ne parle, ce sont les complicités qui opèrent à l’intérieur du pays, sans ça, pas un gramme de kif ne traversera Oued Kiss.
M. Zenasni

Nombre de lectures : 1

Format imprimable  Format imprimable

  Options

Format imprimable  Format imprimable

La copie partielle ou totale des articles est autorisée avec mention explicite de l'origine
« Le Soir d'Algérie » et l'adresse du site