Jeudi 24 mars 2016
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Régions : TLEMCEN
L’eau, l’enjeu véritable du 21e siècle


Finalement, la situation n’est pas aussi alarmante, comme on a tendance à le croire, il est vrai que les effets d’un début de sécheresse faisaient craindre le pire mais, on est loin de cette projection cauchemardesque.
Dans la wilaya de Tlemcen, la situation du secteur hydraulique se porte plutôt bien : les barrages ne sont pas à sec et dépassent de moitié leur taux de remplissage, en ce mois de mars.
Lors de la cérémonie de la célébration de la Journée mondiale de l’eau, qui a eu lieu au barrage Sekkak, on a pu constater même un excédent des capacités d’irrigation : 10 millions de m3 sont disponibles, pour l’irrigation des grandes surfaces. Sauf que dans ce cas précis, l’offre dépasse la demande (allez savoir pourquoi). En fait, il y a eu un lâcher d’eau au barrage de Sekkak pour des besoins d’irrigation mais, c’est tout juste une cinquantaine de fellahs qui exploitent l’eau du barrage, ce qui représente à peine quelque 250 hectares. Non messieurs ! il n’y a pas un problème d’eau ! mais un problème d’utilisation rationnelle.
Personne ne nous fera croire qu’il n’y a pas de terres à irriguer dans la vallée de Sekkak, le problème est ailleurs, à ce jour et malgré les nombreuses réformes du secteur agricole, la gestion de ces domaines en concessions (EAC et EAI) est à revoir.
La wilaya de Tlemcen avec ses capacités hydriques et ses surfaces cultivables est en mesure d’assurer son autosuffisance alimentaire et de dégager un excédent comme l’a souligné le wali il y a plus de six mois (mais ça, c’est une autre histoire).
Cependant, ce n’est pas tant les déficits en pluviométrie qui inquiètent, mais la gestion de l’or bleu, qui sera le véritable enjeu de ce siècle «c’est le cas du Golan occupé et du Nil».
Selon une expertise, en 2025, une personne sur deux sera exposée à un manque d’eau dans les pays d’Afrique. D’après le géographe David Blanchon, il faudra «au cours des prochaines années à la fois apporter de l’eau potable pour tous et accroître la production agricole en zones irriguées, pour répondre à la double augmentation de la population tout en préservant les milieux naturels».
«L’Algérie n’est pas à l’abri d’un stress hydrique», il est de même pour les Etats voisins, et pour cause la rive sud de la Méditerranée est traversée par un climat aride et semi-aride, l’Algérie ne dispose pas de ressources hydriques, ce n’est pas le cas du Maroc, qui est bercé par un climat océanique et méditerranéen, c’est l’Atlas marocain qui prive l’Algérie des dépressions atlantiques, toutefois la situation en Algérie n’est pas alarmante.
La gestion de l’eau est une affaire de professionnels. Lors d’une intervention remarquable devant l’exécutif, M. Meksi, directeur de l’hydraulique de la wilaya de Tlemcen, a explicité la situation de son secteur en avançant des chiffres, mais il a surtout suggéré des solutions pour l’avenir avec des détails. Si on peut affirmer que le secteur de l’hydraulique est entre de bonnes mains (des professionnels), il y a encore des problèmes à régler pour une gestion saine de l’eau.
M. Zenasni

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