Dimanche 10 avril 2016
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Régions : Mila
Trabendo, bientôt la fin du cauchemar !


Les habitants de la cité des 500 logements (ESTE ou Benredjem) à Mila, veulent une solution radicale à leur problème de toujours, un problème qui date de plus d’une décennie et qui enfonce cette paisible cité dans un délabrement préjudiciable et incontrôlable et expose les habitants à un danger permanent dû aux incessantes échauffourées qui éclatent ici et là, au nombre sans cesse croissant, par milliers, entre revendeurs et visiteurs laissant derrière eux un tableau cauchemardesque, fait de monticules d’ordures de toutes sortes !
Cette situation est due principalement, à ce mégamarché bihebdomadaire, appelé communément le «trabendo», qui a fait de cette cité résidentielle, un vaste dépotoir qui empoisonne la vie et le quotidien des riverains et indispose au plus haut point les habitants de cette cité, qui dénoncent ce fait accompli imposé et béni, faut-il le rappeler, par les pouvoirs publics et en premier chef, une municipalité complaisante et démissionnaire.
En effet, et dès les premières heures de la matinée de chaque samedi et mardi que Dieu fait, une indescriptible marée humaine cosmopolite, avec une très forte présence féminine, investit ces lieux où on trouve un peu de tout : de l’abattage de volaille, des fruits et légumes à l'habillement à bon marché, du prêt-à-porter, de la friperie, des articles de beauté de pacotille, de la tapisserie, de la quincaillerie, des articles de décoration et tout le toutim.
Un fléau, pourtant aux nuisances multiples (saleté et insalubrité des lieux, vols et agressions physiques et sonores, occupation illégale des espaces publics, utilisés comme parkings payants etc.) sur le bien-être des citoyens et leur droit au repos, c’est carrément l’enfer pour tous les riverains, mais qui s’en soucie ?
L’APC qui empoche une poignée de centaines de millions comme bail d’adjudication ? L’adjudicateur qui engrange des milliards sur une année, s’en foutant royalement des clauses contenues dans le cahier des charges ? Les commerçants qui écoulent leur marchandise laissant des tas d’ordures derrière eux ? Les clients qui viennent des quatre coins de la wilaya, font leurs emplettes et rentrent chez eux en fin de marché ?
Ce sont évidemment les habitants et leur cité qui subissent tous les aléas de ce gigantesque bazar à ciel ouvert et de cette plaie béante mais, pourquoi devraient-ils accepter cet état de fait ? Refusant donc ce fait accompli qui leur est imposé, ils ont rédigé et signé une pétition qu’ils ont adressée à qui de droit, en l’occurrence le wali, le chef de daïra et le P/APC, afin de les sensibiliser une énième fois, sur ce cas devenu insupportable ! A défaut, les habitants, particulièrement les jeunes, comptent en finir, définitivement, avec les moyens et les solutions qui leur seront imposés, devant tant de gabegie, de laisser-faire, d’immobilisme et de promesses sans lendemain, de la part de ceux-là mêmes qui sont censés les protéger en faisant respecter l’ordre et la réglementation en vigueur et en veillant au bien-être de la population.
Contactés par nos soins sur cette affaire qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive, le chef de daïra, monsieur Noureddine Boussem et le P/APC de Mila, M. Saïd Maâtouk, étaient catégoriques quant à la délocalisation, pure et simple, de cette «gangrène» urbaine vers un autre endroit, sinon sa fermeture définitive, et ce, au-delà du 31 décembre 2016, date de fin de contrat d’adjudication ! Est-ce la fin du cauchemar pour les habitants de la cité des 500 logements ? Attendons pour voir !
A. M’haïmoud

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