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Actualités : Amar Ghoul défend Abdessalem Bouchouareb et accuse :
«Panama Papers ? C’est wikiLeaks II en plus vaste» !


Amar Ghoul ne se fait aucune illusion : «Cette affaire de Panama Papers, c’est Wiki-Leaks 2, en plus large ! En plus vaste !» Pour le président du parti Taj, les choses sont très claires : «Comment, sur 11 ,5 millions de documents, on en fait toute une montagne sur un seul document, des plateaux de télévision, des débats, des articles etc.». Amar Ghoul parle de son collègue dans le gouvernement, le ministre de l’Industrie et des Mines, Abdessalem Bouchouareb, qui fait l’objet d’un lynchage médiatique hystérique, en France notamment.
Kamel Amarni - Alger (Le Soir) - «Nous, à TAJ, nous nous en tenons à la réponse de monsieur le ministre de l’Industrie et des Mines, Abdessalem Bouchouareb, faite devant une institution officielle, l’APN, Ses réponses étaient très claires et nous ne pouvons pas prétendre connaître ni maîtriser le dossier mieux que lui. Maintenant, pour ceux qui veulent régler leurs comptes avec Abdessalem Bouchouareb, ça, c’est une autre paire de
manche !» Dans sa conférence de presse, animée hier au siège national de son parti, le TAJ, Amar Ghoul, qui occupe également le poste de ministre de l’Aménagement du territoire, du Tourisme et de l’Artisanat dans le gouvernement de Abdelmalek Sellal, insistera très longuement sur cette affaire, dite Panama Papers, son origine, ses initiateurs et, surtout, son utilisation dans les médias. Particulièrement en France. «Nous ne sommes pas naïfs. Pourquoi, comme par hasard, sur 11,5 millions de documents, pas un seul n’évoque des noms de certains pays, des grandes puissances, leurs symboles, leurs personnalités, leurs grandes multinationales ? Pourquoi certains pays et pas d’autres ?» Il lancera, à titre comparatif, le cas Algérie et «d’autres». En substance, il dira : «Curieusement, des dizaines de plateaux de télévision, des débats, des articles sont consacrés à l’Algérie. Un journal n’hésitera pas à mettre en une la photo de son excellence le président de la République, alors qu’il n’est concerné ni de près ni de loin par toute cette histoire ! Et pourquoi certains et pas d’autres» ? Sans le dire clairement, Amar Ghoul y fait allusion : Contrairement à Abdelaziz Bouteflika, d’autres chefs d’Etat sont cités et même concernés, eux et leurs proches, de manière directe, par ce scandale des paradis fiscaux. Ainsi du Roi du Maroc et de son plus proche conseiller sans que, étrangement, l’on en réserve le même acharnement au lynchage médiatique ! Pour Amar Ghoul, il est évident que derrière toute cette affaire qui secoue la planète depuis quelques jours, se cachent des desseins similaires à ceux assignés à l’affaire Wikileaks : «Souvenez vous qu’à l’époque, l’éclatement de cette affaire Wiki-Leaks a coïncidé avec ce qu’on a voulu nous présenter comme le printemps arabe ! Or, nous avons vite vu ce qu’est réellement leur printemps. Un vrai printemps de sang, de destruction, de chaos, de division, de désastre ! Certains pays sont même déstabilisés pour cent ans, à l’issue de ce prétendu printemps !» Pour Amar Ghoul, il faut se méfier à l’extrême des visées de ce nouveau dossier : «Tous comme nous sommes, pouvoir et opposition, nous devons nous méfier, faire preuve de vigilance face à un tel dossier et ce qui est dissimulé à travers lui. Il vient encore de confirmer toutes nos mises en garde précédentes quant aux menaces de déstabilisation qui nous guettent.» Aussi, Ghoul ne manquera-t-il pas de rendre hommage à la diplomatie algérienne et à Abdelaziz Bouteflika, avant de s’interroger encore une fois : «Est-ce vraiment une coïncidence qu’une telle campagne contre l’Algérie soit enclenchée à la veille de la visite du Premier ministre français en Algérie ? C’est dans l’intérêt de qui ?»
A rappeler qu’avant Ghoul, d’autres responsables algériens se sont exprimés ou ont réagi depuis mercredi dernier par rapport à cette affaire Panama Papers et la campagne médiatique en France : il s’agit de Ramtane Lamamra, de Noureddine Bedoui et de Abdessalem Bouchouareb.
K. A.

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