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Actualités : Lancement de l’emprunt obligataire le 18 avril prochain
Benkhalfa explique les enjeux de l’opération


L’opération de l’emprunt national pour la croissance économique sera lancée le 17 avril prochain, a annoncé le ministre des Finances, Abderrahmane Benkhalfa, lors d’une conférence de presse animée hier au siège de son ministère. Selon lui, «l’objectif de cette opération est celui de mobiliser des ressources disponibles pour le financement de projets initiés par l’Etat».
Abder Bettache - Alger (Le Soir) - Abderrahmane Benkhalfa accompagné en la circonstance par le ministre délégué au Budget a indiqué que «cet objectif doit constituer le facteur de l’adhésion des souscripteurs dans un esprit de partenariat avec l’Etat – investisseur».
En d’autres termes, il s’agit pour lui «d’une opération de grande envergure qui est destinée à financer les grands projets de l’Etat, mais jamais les structures et autres projets qui relèvent du domaine social institutionnalisé».
S’étalant sur six mois, ladite opération et la forme des titres de cet emprunt seront matérialisés par des formules de 50 000 DA pour chacune des maturités. La durée de ces maturités est de l’ordre de 3 ans et de 5 années, soit respectivement un taux d’intérêt de 5% pour les titres à trois ans et de 5,75% l’an pour les titres à cinq ans.
Annonçant en grande pompe et fièrement cette opération, le conférencier a indiqué que «cela fait plus de 20 ans que l’on n’a pas lancé un emprunt national d’une telle ampleur». Il fera remarquer également «qu’à travers cette opération, il s’agit d’une réelle volonté du gouvernement de dynamiser le marché financier et diversifier les ressources de financement de l’État, dans un contexte d’effondrement des recettes pétrolières. Mais à chaque fois, le ministre des Finances insiste sur le fait que «l’argent qui sera collecté à travers cet emprunt obligataire sera destiné exclusivement à financer les projets économiques de l’Etat, pas autre chose». «Les missions régaliennes de l’État, comme la Santé publique, l’éducation etc., continueront à être assurées par les fiscalités pétrolière et ordinaire», a-t-il ajouté.
Par ailleurs, la même source a évité d’avancer le moindre chiffre au sujet du montant attendu à travers cet emprunt obligataire. «Le gouvernement a fixé un délai de six mois et après on procédera à une évaluation. Dès que ce seuil sera atteint, le gouvernement mettra un terme aux souscriptions, même si le délai réglementaire prévu est de 6 mois», a-t-il expliqué.
Concernant les modalités de souscriptions à l’emprunt obligataire, le ministre des Finances confirme la possibilité d’acheter des obligations «au porteur», c’est-à-dire anonymes, tout en portant à la connaissance des journalistes que «les banques et le ministère des Finances ont les moyens de contrôler et s’assurer que les fonds récoltés sont sains».
Cela dit, il a été précisé que «les intérêts perçus au titre de cet emprunt seront exonérés d’impôts et les montants dus sont payables à la date anniversaire de la date de souscription du titre». «Les souscripteurs ne peuvent demander le remboursement par anticipation des titres souscrits qu’après écoulement de la moitié de la durée du titre et après avis du directeur général du Trésor», a-t-on ajouté.
A. B.

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