Mardi 12 avril 2016
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Au nom de la dignité et de l’humanité,
arrêtez ce supplice !

Par Hakim Laâlam  
Email : [email protected]
Demain, ici même, dans l’esprit de cet espace, c’est-à-
dire toujours sans pitié, je révélerai enfin l’identité du
ministre du gouvernement Sellal qui détient un compte…

… CCP !

On nous demande de nous offusquer des Unes des confrères français. On nous suggère qu’il faut nous lever comme une seule plume pour dénoncer l’atteinte à l’image de Abdekka. J’ai vu les images de Boutef’, ou plutôt la vidéo où on le voit recevant Valls. Désolé, mais la première atteinte à Abdelaziz Bouteflika a été commise par ceux-là mêmes qui l’ont amené là, ce dimanche funeste. La «première violence» pour reprendre une expression «phare» des années réconciliatrices, ça a été de faire subir à cet homme malade un traitement inhumain. Et là, j’ouvre une parenthèse. D’abord, je mets sur le côté de ma feuille l’aspect idéologique, politique, subjectif et critique. Et je ne focalise que sur la compassion. Avec le temps, j’ai «acquis» une sorte d’identité dure, implacable et froide dans l’animation de mon espace. Je l’assume. Mais dimanche dernier, je peux vous en faire l’aveu, j’ai été profondément affecté par ce que j’ai vu. Remué au plus profond. On ne peut aller jusqu’à ça ! C’est littéralement outrageant pour un homme qui a connu les plus grands cénacles, les hémicycles les plus prestigieux de se retrouver livré ainsi. N’y a-t-il plus de famille autour de lui ? La fibre de la tendresse aurait-elle disparu totalement qui lui tisserait au moins un filet, un dernier filet de protection, d’intimité autour de sa douleur ? L’outrage à l’image est là, dans la livraison de Abdekka à la cantonade, au voyeurisme malsain et aux regards mi-narquois mi-estomaqués d’un Valls et de la délégation française. Je l’écris et le réécris, ça m’a fait mal ! Un mal terrible de voir le symbole de mon pays – fut-il bon ou mauvais – mis en vitrine de fragilité extrême. S’il reste quelque once d’amour pour cet homme, que ceux qui l’aiment ou prétendent l’aimer le sauvent de nos yeux, le préservent d’une actualité à laquelle il n’a plus rien à prouver. Parenthèse humaine fermée, retour au fer, à la dureté et à la réal-politique. Pourquoi diantre voudrais-tu aujourd’hui que je chante avec toi la complainte anti-Le Monde, que je pousse la chansonnette contre Fafa ? C’est moi qui suis allé commander pleines pages grassement payées, Boulevard Auguste-Blanqui, dans le 13e arrondissement de Paris ? Non ! C’est moi qui recevais Chirac, puis Sarkozy, puis Hollande en validateurs de mes élections présidentielles avant même que le Conseil constitutionnel D.Z ne valide lui-même les résultats ? Non, encore non ! Et est-ce encore moi qui fais tapisserie dans la salle d’attente de Sarko pour y décrocher un titre de séjour ? Non, bien sûr que non ! Alors, aujourd’hui, chacun démerde-lui ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.

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