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Actualités : TAYEB LOUH ET LES CAS KHELIL ET BOUCHOUAREB :
«Je m’interdis de commenter le travail de la justice»


C’est au nom de la séparation des pouvoirs et de l’indépendance de la justice, un des socles de l’Etat de droit, une des revendications chères à l’opposition, que le ministre de la Justice et garde des Sceaux défend les cas Chakib Khelil et Abdessalem Bouchouareb.
M. Kebci - Alger (Le Soir) - Et Tayeb Louh, qui était interpellé, avant-hier mardi et hier mercredi à l’APN à l’occasion de la présentation et de l'examen du projet de loi complétant l'ordonnance n°156-66 portant code pénal, a pris le minutieux soin de ne pas citer l’ex-ministre de l’Energie et des Mines et le ministre de l’Industrie et des Mines en poste, invitant son auditoire, députés et journalistes, à «élever le niveau» et à «l’accompagner» dans l’approfondissement des réformes de la justice allant dans le sens de la séparation des pouvoirs et l’indépendance de la justice.
«Il y a des principes constitutionnels qui figuraient déjà dans l’ancienne Constitution que la nouvelle Constitution a davantage consacrés. Des principes qui interdisent toute immixtion de l’exécutif dans la justice et consolident la séparation des pouvoirs, l’indépendance de la justice, notamment celle du juge et donc l’Etat de droit», soutenait-il au sortir de cette séance parlementaire. Et d’affirmer qu’il «s’interdisait», de ce fait, de «commenter le travail de la justice» dans le cas Chakib Khelil, sans citer ce dernier, comme pour répliquer au directeur de cabinet du président de la République qui, le 1er avril dernier, s’est évertué à commenter longuement le dossier, lui qui, quelques jours auparavant, s’est interdit toute déclaration, affirmant «n’avoir rien à dire».
En effet, intervenant sur une de ces chaînes de télévision «offshores», et tout en «blanchissant l’ex-ministre de l’Energie et des Mines, Ahmed Ouyahia avait soutenu que l’ancien procureur d’Alger qui avait lancé en août 2013 le fameux mandat d’arrêt international contre Khelil, avait agi sur ordre sans citer l’ordonnateur, laissant seulement comprendre qu’ils émanaient du ministère de la Justice.
Une attitude qu’il avait, auparavant adoptée face aux parlementaires, ceux, bien entendu, qui l’avaient interpellé sur le retour de l’ancien ministre de l’Energie et sur le cas du ministre de l’Industrie et des Mines cité dans le fameux scandale d’évasion fiscale des Panama Papers.
Invitant ces députés à «élever» le niveau et à respecter «la présomption d’innocence», le ministre de la Justice et garde des Sceaux les a exhortés à «laisser la justice faire son travail selon la Constitution et sans ingérence», au nom, toujours, de la séparation entre les pouvoirs pour lesquels «nous nous battons depuis des années».
Et comme pour donner «l’exemple», et parce que, selon lui, la justice est «libre» et «indépendante», Louh invitera également les députés à ne plus «l’interpeller sur des affaires judiciaires qui les concernent», pour, arguera-t-il, ne pas m’immiscer dans les affaires de justice», rappelant que «le juge est indépendant. Il n’est pas sous la tutelle du ministère».
M. K.

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