Dimanche 24 avril 2016
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Chronique du jour : SOIT DIT EN PASSANT
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Par Malika Boussouf
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Il est des jours comme ça où il m’arrive, lorsque je travaille à la maison, de laisser la télé allumée avec un peu de son. Généralement je ne suis pas vraiment concentrée sur ce qui se passe sur mon écran, mais il m’arrive parfois de garder l’oreille tendue ou de carrément suivre un programme léger tout en rédigeant ou en vacant à d’autres occupations. Il y a quelques jours, une émission de jeu a attiré mon attention. C’était l’épouse qui jouait tandis que le mari, qui l’accompagnait, applaudissait dans le public. Question ! Pourquoi certains Algériens, lorsqu’un jour ils décident de s’établir ailleurs, ce qui est tout à fait de leur droit, se sentent obligés de changer de prénom ? Max ! C’est le diminutif de quel prénom algérien ? J’avoue qu’en trouvant la contraction de Maximilien tout à fait sympathique, j’ai foncé sur la télé pour vérifier si l’homme, en question, avait une tête à s’appeler Max ! Parce que, en général, ceux qui veulent, à tout prix, en être et changer de look ne s’appellent pas Max mais Michel. Dans la foulée, je me suis, aussi, demandé pourquoi, dans pareil cas, laisser à l’autre le soin de révéler que l’on est d’une région d’Algérie plutôt qu’Algérien tout court ? Je ne vais pas dire d’où est originaire le monsieur en question pour éviter les susceptibilités et une polémique stérile qui ne va pas faire avancer le schmilblick. Je remarque, par contre, qu’aux enfants, on a donné des prénoms algériens. Pas vraiment connotés, mais algériens quand même. Je ne partage pas l’avis de ceux qui pour un oui ou un non vont s’élever contre ce qu’ils considèrent comme une trahison ou même une atteinte à l’honneur de la nation, mais tout de même ! Entendre héler quelqu’un, à qui il ne manque que le guennour pour confirmer qu’il est algérien, «Max», ça me fait doucement sourire pour ne pas dire grimacer.
Maintenant, si l’amour que l’on éprouve à l’égard de sa douce étrangère nous fait renoncer à tout, y compris à ses origines, il arrive aussi à d’autres de refuser une mise en berne de leur identité et auxquels le fait de ne pas se renier vaut autant de confort que de respect !
M. B.

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