Dimanche 24 avril 2016
Accueil | Edition du jour
 
Actualités
Périscoop
Régions
Sports
Femme magazine
Le Soir Santé
Culture
Monde
Contribution
Ici mieux que là-bas  
Soit dit en passant  
Digoutage
Pousse avec eux
Edition du jour
 
Nos archives en HTML


De l’Inde au Soudan,
les tribulations de ma panse !

Par Hakim Laâlam  
Email : [email protected]
Constantine, capitale de la culture arabe 2015. 52
musiciens tunisiens ont observé une grève de la faim.
Ce qu’on leur demande, ce n’est pas d’arrêter de manger,
c’est de cesser de…

… faire du bruit !

Un article de presse peut vous gâcher la journée, voire les autres jours de la semaine aussi. Je ne me rappelle plus dans quel journal j’ai lu cet article. Ma mémoire est sélective, et les trucs qui me mettent de mauvais poil, elle les zappe. Sauf que ma mémoire n’a pas encore la capacité de zapper le contenu de l’article en question : pour Ramadhan, les Algériennes et les Algériens pourront manger de la viande soudanaise à 500 dinars le kilo ! Et zou ! C’est reparti ! Tout s’est déclenché dans ma tête et dans mon nez sans que je puisse encore aujourd’hui m’en défaire. D’abord, une odeur entêtante, voire écœurante de chorba. De celle que vous sentez dans votre immeuble dès les aurores du premier jour de carême, lorsque vous descendez l’escalier pour aller travailler. Ensuite, cette autre odeur. Celle de certains usagers du tram assis à côté et autour, plus nombreux que les autres jours de l’année à décréter que le Ramadhan, c’est 30 jours sans brossage de dents au réveil. Et puis, ce débat «national», souvenez-vous : le consommateur algérien est-il en mesure de tolérer et d’intégrer dans ses habitudes alimentaires la viande indienne ? Eh oui ! Nous avons eu ça aussi comme grosse préoccupation, celle de savoir s’il fallait ou non importer de la viande d’Inde afin de briser le cercle infernal des spéculateurs sur le marché de la carne. Je suppose que cet entrefilet «mortel» sur la viande soudanaise qui va garnir les assiettes de notre Ramadhan est le signal. Le top-départ des semaines les plus longues et les plus pénibles de l’année à mes yeux. Lorsque le mois «sacré» s’invite dans nos discussions, qu’il constitue le sujet, The Sujet, j’ai beau me regarder le matin dans la glace, après la douche. Je ne vois qu’une énorme panse. Un ventre. Un estomac qui réfléchit en rots et autres dérivés gazéiformes. Ne manque à ce charmant tableau que mon vulcanisateur. Eh oui ! Lorsque lui, et seulement lui, remplacera son établi, sa cuve à bulles de crevaison et son long tuyau à pression par des fourneaux à zalabia et des plateaux à kelbellouz, ça y est. J’y serai enfin dans l’arène des fous ! D’où je n’arrive finalement à me sortir plus ou moins indemne chaque année qu’en fumant du thé pour rester éveillé à ce cauchemar qui continue.
H. L.

Nombre de lecture : 1

  Édition papier
Lire le journal en PDF

Télécharger le journal en zip

     

Le soir videos

 



 
Video sur Youtube    

Dernier sondage 
Pensez-vous que la brouille avec la France est inscrite dans la durée ?
Oui : 30,60%
Non : 64,40%
Sans opinion : 5%

La copie partielle ou totale des articles est autorisée avec mention explicite de l'origine
« Le Soir d'Algérie » et l'adresse du site