Mercredi 4 mai 2016
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Culture : Entretien avec l’artiste Nazli
Impressionnisme musical


Nazli chante, merveilleusement bien, ses propres mélodies, dont les textes sont généralement d’Askrem Amazigh. La jeune artiste qui vit aujourd’hui à Montréal, au Canada, a vu le jour à Constantine dans une famille de mélomanes. C’est d’ailleurs grâce à son père qu’elle a appris à jouer de la guitare. Son album Lewhem (ed. Verclam), riche de huit belles chansons, est sorti tout récemment.

Le Soir d’Algérie : Une artiste qui vit au Canada et qui chante en arabe, c'est un peu surprenant...
Nazli
: J’ai passé la majeure partie de ma vie en Algérie. J’ai suivi mon cursus scolaire et universitaire en Algérie également. Au début, je chantais et composais en anglais sans doute à cause de mes influences musicales. J’ai ensuite rencontré un ami poète amoureux de la poésie melhoun, du chaâbi et de l’andalou. J’ai aimé ses textes et le fait de composer et chanter l’un d’eux fut pour moi une agréable découverte.

Une certaine mélancolie est perceptible dans plusieurs chansons de votre album. La nostalgie du pays ?
Effectivement la mélancolie est très présente dans pratiquement toutes les chansons. Pour moi, une chanson c’est comme une photo, c’est la capture d’un instant.
C’est comme prendre une photo d’un état d’âme ou d’une émotion. L’album est né en une période où mon esprit et mon âme étaient en effervescence : el ghorba, l’éloignement de mes proches, mes amis, ma famille, de l’Algérie aussi...
Et le fait que l’émotion est dans pratiquement toutes les chansons, c’est qu’elles ont toutes vu le jour durant la même période.

Le clip de Ya Qalbi paraît avoir été tourné en Algérie. C'est exact ?
Oui, ce sont des photos prises en Algérie, plus précisément à la plage «L’îlot» de Aïn Benian (Alger), pendant un moment de détente en marge du tournage du clip Lewhem.

On sent une belle touche chaâbi dans cette chanson...
C’est vrai que cette chanson se démarque du reste de l’album du fait de la présence du mandole, de la derbouka et du tar, les instruments «maîtres» du chaâbi.
Le texte, en lui-même, est dans le genre melhoun.

Eskout, par contre, rappelle le fondou du musicien Alla et les rythmes du Sahara. Pourquoi ce choix ?
C’est vrai qu’Eskout est une musique qui nous transporte vers le Sahara. Mais, ce n’est pas un choix étudié. En fait, les arrangements sont apparus un a un, par feeling. Pour la chanson Ya Qalbi, le jeu de Mehdi Ferhat s’est imposé de lui-même.
Concernant Eskout, mon coach vocal Boualem Fedel, a été inspiré par cette composition dans son état brut tel que je l’ai chanté la première fois. Il a pris son goumbri, m’a accompagnée et depuis, on ne la voyait plus autrement.

La chanson Wchem El Ein commence par un poème populaire…
Wchem El Ein est un duo avec l’auteur de mes chansons Askrem Amazigh. Le début est un quatrain de Abderrahmane El Medjdoub. Le poète a choisi de rendre hommage à ce poète qui l’a beaucoup inspiré.

Des concerts en Algérie ?
J’aimerais bien, sauf que je manque de temps et je dois retourner à Montréal pour mes études. Dès que je serai libérée de mes engagements, avec mes musiciens, nous envisageons cela. C’est dans nos projets. Dans l’immédiat, avec mon arrangeur Aboubakr Maâtallah nous préparons un mini- concert, mais rien n’est encore fixé.
Entretien réalisé par Kader B.

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