Lundi 9 mai 2016
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Actualités : Recrudescence des accidents de la route
Alerte au sommet de l’état


Le phénomène des accidents de la route prend de l’ampleur en Algérie. Les chiffres avancés sont effrayants : pour la seule année 2015, 35 000 accidents de la route ont été enregistrés, causant la mort de 4 610 personnes et faisant 55 994 blessés. Hier, la sonnette d’alarme a été tirée à l’occasion de la tenue d’une journée d'étude sur l'analyse et l'évaluation économique du coût des accidents de la route en Algérie.
Abder Bettache - Alger (Le Soir) - Pas moins de cinq ministres, dont celui de l’Intérieur et des Transports, ont pris part à cette rencontre qui avait pour objectif de «mettre en place un conseil d’orientation stratégique de la politique nationale de la sécurité routière». Au-delà des différents discours prononcés en la circonstance, les chiffres avancés par les uns et les autres attestent de la gravité de la situation.
Pour le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales,
M. Bedoui, «la situation est grave, d’où l’urgence de prendre des mesures appropriées et impliquer toutes les parties concernées».
Lors de son intervention, le premier responsable du département de l’intérieur et des collectivités locales affirme que les accidents de la route coûtent près de deux milliards de dollars au budget de l’Etat. Ainsi, pour la seule année 2014, la prise en charge était de 108 milliards de dinars et la Sécurité sociale avait fait face à une somme de 45 milliards de dinars.
Les statistiques rendues publiques lors de ce séminaire font ressortir un nombre assez élevé de personnes mortes à cause des accidents de la route lors du premier trimestre de l’année en cours. Ainsi, de janvier à mars de l’année en cours, il a été enregistré 886 morts et 10 063 blessés pour
6 759 accidents enregistrés. Il n’en demeure que «même si le nombre en question a été revu à la baisse comparativement au premier trimestre de l’année écoulée, la situation reste préoccupante».
Selon un document remis en la circonstance, la vitesse, les dépassements dangereux, les manœuvres dangereuses, l’inattention du conducteur dans les agglomérations, le refus de la priorité, la conduite à gauche, le non-respect du code de la route, sont autant de facteurs à l‘origine des accidents de la route en Algérie durant le premier trimestre de l’année en cours.
Pour la même période, soit de janvier à mars de l’année 2016, les wilayas d’El-Oued, de Sétif, de Batna, de Laghouat et de M’sila occupent la tête de peloton en nombre d’accidents enregistrés.
A l’est du pays, la même source indique que les wilayas de Souk-Ahras, d’El Tarf, ont enregistré peu d ‘accidents.
Toutefois, en nombre d’accidents enregistrés, la capitale arrive en tête avec 428 accidents, soit 6,33%, suivie par les wilayas de Biskra, de M’sila et de Sétif.
Par ailleurs, selon une étude rendue en cette occasion, il ressort que «le bilan sur les accidents de la route établi par les médias est souvent très négatif». «Il est vrai qu'il reste beaucoup de choses à faire et la lutte doit continuer. Mais nous pensons que les choses doivent être nuancées. Il y a des résultats encourageants et tangibles si l’on évalue les performances de notre système de sécurité routière», explique-t-on. D’après la même source, «l’insécurité routière aujourd’hui est, en gros, en train de revenir aux niveaux de l’insécurité des années 1985 (en termes de nombre d’accidents et nombre de tués) et se stabilise globalement à ce niveau. Mais, il faudrait avoir à l'esprit qu'aujourd’hui, nous avons une mobilité qui a explosé avec des extensions urbaines sans précédent, des conurbations et des distances de déplacement qui s'allongent de jour en jour, une population qui a augmenté de plus de 50% et un un parc de véhicules multiplié au moins par 3.
Enfin, on conclut en indiquant qu’une étude sur 17 pays, y compris l’Algérie, fait ressortir des pays à très haut risque (Classe 1) dont l’Egypte, l’Algérie et le Maroc, des pays à haut risque (Classe 2) soit l’Afrique du Sud, la Thaïlande, le Viêtnam, des pays à risque moyen (Classe 3) Indonésie, Philippines et des pays à faible risque
(Classe 4) où on trouve l’Allemagne, la France, l’Italie, l’’Espagne, le Royaume-Uni et le Canada.
A. B.

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