Lundi 30 mai 2016
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Culture : 9e éditoin du concours national de la chanson amazighe
Hommage à Brahim Izri


Un hommage posthume a été rendu à Tizi-Ouzou au chanteur Brahim Izri, décidé en 2005, dans un hôpital parisien, suite à une longue maladie. L’initiative est de l'association culturelle Tarwa n’Gaya de Tizi-Ouzou qui a organisé la 9e édition du Concours national de la chanson amazighe, en collaboration avec la direction de la Culture de la wilaya, l’APW et l’APC de Tizi-Ouzou, du 25 au 28 mai, à la maison de la culture de Tizi-Ouzou et auquel ont pris part une trentaine de jeunes artistes et groupes artistiques venus des wilayas de Bouira, Boumerdès, Illizi, Khenchela,Tamanrasset, Batna, Oran et Tizi-Ouzou.
Des amis chanteurs, son fils Yani ainsi que plusieurs artistes, à l’image de Kamal Hamadi, Belaïd Tagrawla, Karim Abranis et Saïd Ghezli, étaient présents à la cérémonie pour apporter leur témoignage sur le parcours et l’œuvre artistique de Brahim Izri qui était à la fois auteur-compositeur et interprète. Beaucoup ont salué les qualités humaines de l’homme «disponible et courageux», dixit Kamal Hamadi et parler de ses actions militantes dans le cadre du combat identitaire et la protection des droits des femmes. Les artistes et autres amis qui l’ont connu, et, particulièrement son fils Yani et Nassima Chillaoui, une journaliste animatrice de Radio Beur FM (France) qui a beaucoup côtoyé Barhim Izri ont évoqué le musicien, le compositeur et l’interprète de ses propres chansons qu’était Brahim Izri qui s’était investi très tôt dans le domaine artistique. Précisément, dans les années 1970, période au cours de laquelle où étant élève au lycée de l’ex-Fort-National, Brahim Izri a monté le mythique groupe Igoudar avec les frères Aït Abdellaziz et Aziz Berhma des jeunes lycéens comme lui épris de musique et qui ont accompagné le mouvement de modernisation de la chanson kabyle inauguré par une pléthore de musiciens et de chanteurs, à l’instar d’Idir que Brahim Izri accompagnait à la guitare, il sera même l’auteur et le compositeur de quelques titres interprétés par Idir, notamment Tizi-Ouzou, adaptée de La maison bleue de Maxime le Forestier qui a mêlé sa voix à celles d’Idir et de Brahim Izri pour l’interprétation et l’enregistrement de ce single.
Dans un témoignage poignant, son fils Yani, également musicien racontera les derniers moments de vie de son père et l’attachement viscéral de ce dernier à sa passion artistique. Il dira que son père tenait à se rendre au studio pour enregistrer son dernier album alors qu’il livrait une résistance homérique contre une maladie qui, hélas, aura finalement eu raison du courage et de l’abnégation de l’artiste dont le dernier album enregistré et mis en boîte sera édité à titre posthume début 2017, a déclaré son fils Yani aux journalistes. «Depuis la disparition de mon père, je travaille sur ce projet dans lequel il s’était beaucoup investi», dira Yani Izri qui expliquera le retard pris par la sortie du CD de son défunt père par des raisons de mésentente avec certaines maisons d’édition qui ont posé des exigences inacceptables, en voulant racheter les droits d’auteur, chose à laquelle l’artiste s’est opposé de son vivant, selon son fils qui annonce la sortie de l’album au début de l’année 2017.
Sacrifice pour un enfant, sorti en 1981, L’enfant de la terre, en 1983, puis D acu yi, en 1984, Ala Ala édité en 1986, suivi de Difrax i Nella en 1988 et enfin A lbudala en 1995 font partie de la discographie foisonnante de Brahim Izri.
Membre de la famille des petit-fils de Chikh Belkacem «moqadem», premier responsable de la zaouïa d’Ath Lahcène (daïra d’Ath Yanni-Tizi Ouzou) et musicien, Brahim Izri qui a hérité du don musical et du penchant pour le chant religieux de ce dernier, est né en 1954 à Ath Lahcène.
Signalons que la 9e édition du concours de la chanson amazighe a été clôturée samedi dernier par un gala animé par une pléthore d’artistes en hommage à l’auteur et l’interprète d’Ifrakh inalla.
S. A. M.

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