Lundi 11 juillet 2016
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Il faut tuer le soldat Benhadid !

Par Hakim Laâlam  
Email : [email protected]
C’est ce jeudi que le nouveau coach des Verts, le
Serbe Milovan Rajevic, devrait animer sa 1re conférence
de presse. Que va-t-il dire d’important ?

«Merci ! Merci beaucoup ! Merci très beaucoup !»

Je ne vois pas pourquoi ils se compliquent la vie. Il y a pourtant moyen d’en finir plus rapidement avec le soldat Benhadid. Il y a même moyens. Au pluriel de ces moyens tellement nombreux dans la trousse à outils du Palais pour bricoler une fin à cette histoire sordide. Le soldat Benhadid peut se tirer deux balles dans le dos avec l’arme de son médecin militaire à qui il l’aurait subtilisée pendant une auscultation. Deux balles dans le dos, c’est une forme de suicide courante chez nous. Oh ! Ne dites pas non ! Quand on «boumaârafise» un Président en public, dans une salle de… théâtre, et devant les caméras, on peut aussi suicider de deux balles dans le dos ! Ou alors, la ceinture ! Oui ! La ceinture accrochée au lustre de la cellule. C’est bien ça, la ceinture du général Benhadid attachée au lustre de sa cellule. Bon, bien sûr qu’il y aura toujours des tatillons pour se demander ingénument par quel miracle la ceinture du soldat Benhadid aura refait son apparition en cellule alors qu’elle était censée lui avoir été retirée avant son enfermement. D’autres maniaques du mobilier carcéral feront sûrement remarquer que les cellules ne sont pas équipées de lustres. Mais avec tout ça, comme avec la promotion du théâtre à Bône, on peut toujours s’arranger. En groupe, ou en acte isolé. Alors, pourquoi ne pas en finir maintenant avec le soldat Benhadid ? Ça éviterait tellement de tracas administratifs. Une dixième, puis une onzième, puis une 3 890e demande de remise en liberté. Elles-mêmes et elles toutes suivies d’autant sinon plus de refus. Non, franchement, y a moyen d’abréger la vie du soldat Benhadid. A moins, bien sûr, que dans les murs du Palais, ou dans ceux d’une autre bâtisse se voulant elle aussi demeure royale et Palais encore plus fastueux que l’original, on tienne coûte que coûte à maintenir encore en vie, le plus longtemps possible, ce bon vieux soldat Benhadid. Auquel cas, ça devrait faire chaud au cœur à ce brave soldat Benhadid de savoir que quelqu’un, quelque part, tienne autant à le garder en l’état. En «vie». Ah ! Ces amis que l’on ignore ! Et qui se révèlent sur le tard. Au crépuscule des vautours. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.

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