Jeudi 6 octobre 2016
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Chronique du jour : SOIT DIT EN PASSANT
Cette réalité qui rend amer !


Par Malika Boussouf
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Il est des jours comme ça où lorsque l’on parle d’honorer les victimes du terrorisme, on se doute bien que cela ne laissera pas indifférent. Le courrier que je propose de partager ici est émouvant quand il parle de «douleur qui n’est ressentie que par celui qui porte la blessure». «C’est nous tous, enfants du peuple persécuté, qui sommes responsables de notre malheur, suscité par une politique arbitraire depuis les premiers jours de l’indépendance nationale et qui s’est pérennisé à ce jour. Par peur et par lâcheté, par égoïsme et pour la carrière professionnelle, pour le pain des enfants, par commodité et l’incurie aidant, nous avons laissé faire les imposteurs, les indus, les incultes, les collabos du colonialisme français et même les étrangers qui sont aux postes stratégiques et de décisions du pays. Les fraudeurs qui ont dénaturé l’Algérie et falsifié jusqu’aux fondements ancestraux. nationaux pour la quiétude des pilleurs des richesses nationales, de ce système… qui profite à sa seule caste. Un système érigé sur les cendres des meilleurs enfants de l’Algérie, de ceux qui se sont sacrifiés pour elle, que l’on a dépossédés de leur héroïsme et dont on a trahi le serment… Nous ne sommes pas les dignes héritiers de ces martyrs, de ceux qui sont tombés pour l’indépendance nationale, pour la liberté et la défense de la République. Vous aimeriez rendre hommage aux victimes du terrorisme ? Mais vous êtes naïve ou bien crédule ! Ce qui est inimaginable. Regardez autour de vous, Madame. Si le FIS est interdit, ses dogmes sectaires et misogynes, son idéologie ténébreuse et destructrice sont ressuscités par la politique ambiante et illégitime. Depuis 54 années, toutes les régences qui se sont succédé à la tête de l’Etat s’accrochent aux jupons de la France et font du plagiat néfaste importé de ce pays. Une façon de dire, que l’Algérie ramasse toujours et encore les poubelles de l’ex-colonisateur… » Pardonnez-moi, cher Monsieur, d’avoir osé quelques coupes là où votre texte était, à mon sens, injustement violent. Cela ne veut pas dire que votre colère et votre amertume ne sont pas très fortement partagées.
M. B.

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