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Actualités : LE PRIX DE RÉFÉRENCE FISCAL DU BARIL DE PÉTROLE FIXÉ À 50 DOLLARS POUR LA PÉRIODE 2017-2019
Le gouvernement réduit l’épargne pour financer la consommation


Les contours du «nouveau modèle économique» se dessinent dans le projet de loi de finances pour 2017. Il prévoit de réduire l’épargne publique et accroître la part de la consommation dans le PIB en maintenant le niveau des transferts sociaux à travers le soutien des prix des produits de base et la subvention des services publics.
Lyas Hallas-Alger(Le Soir) - Le projet de loi de finances pour 2017, approuvé avant-hier par le Conseil des ministres, hisse le prix de référence fiscal du baril de pétrole de 37 à 50 dollars pour la période 2017-2019. Le texte, qui prévoit 5635,5 milliards de DA de recettes et de 6883,2 milliards de DA, prône un «nouveau modèle de croissance». En effet, ce «nouveau modèle» dont les contours commencent à se dessiner à travers ce projet de loi de finances pour 2017, prévoit de réduire l’épargne publique provenant du différentiel entre produits de la fiscalité pétrolière recouvrée et ceux budgétisés, c’est-à-dire la rente pétrolière et accroître la part de la consommation dans le PIB. Le gouvernement escompte consolider la consommation pour soutenir la croissance. Et ce, en maintenant le niveau des différents transferts sociaux concédés à travers le soutien des prix ou la subvention des services publics. Le projet de loi de finances pour 2017, souligne-t-on, «traduit la volonté des pouvoirs publics de soutenir, à la fois, la croissance de l’économie ainsi que l’effort de l’Etat pour le développement social et notamment le soutien aux couches défavorisées». Or, une telle démarche préjuge d’un outil productif performant ce qui n’est pas le cas en Algérie. L’économie nationale n’exporte presque rien en dehors des hydrocarbures et importe presque tous les produits de large consommation. La démarche reste en tout cas aléatoire à cause des coupes opérées dans le budget d’équipement, plafonné à 2300 milliards de DA sur la période 2017-2019, soit moins de 900 milliards de DA qu’en 2016 (-30% environ). Elle est basée sur la distribution de la rente et préside plutôt à une volonté de calmer le front social et rassurer les clientèles du régime dans cette conjoncture économique rendue difficile par la frivolité des prix du pétrole.
Du déficit du Trésor
Dans ce contexte, il convient de souligner l’insuffisance de la fiscalité ordinaire qui reflète la fragilité de l’économie nationale. Les recettes ordinaires projetées par le gouvernement pour l’exercice 2017 sont de 2845,4 milliards de DA. Elles couvrent à peine 40% des dépenses de fonctionnement prévues et qui s’élèvent à 4591,8. Et ce, en dépit de leur progression de plus de 3,5% comparativement à l’exercice 2016. Les transferts sociaux représentent 1630,8 milliards de DA, soit 35,5% du budget de fonctionnement et 23,7% du budget global. Dans le détail, 413,5 milliards de DA seront destinés en 2017 à la subvention des prix des produits de base (céréales, lait, sucre et huiles alimentaires), 330,2 milliards de DA au soutien à la santé et 305 milliards de DA aux programmes nationaux de logement. «Le projet de budget pour 2017 reflète l’attachement de l’Etat à la justice sociale et à la solidarité nationale», se targue-t-on. Ainsi, le gouvernement a dû budgétiser plus de revenus pétroliers pour pouvoir soutenir les finances publiques. «Dans son volet budgétaire, le projet de loi de finances vise la soutenabilité des finances publiques soumises depuis plus de deux années à une chute sévère des prix des hydrocarbures », souligne-t-on. Selon les prévisions du projet de loi de finances pour 2017, la fiscalité pétrolière devrait rapporter environ 2200 milliards de DA (+13% par rapport à 2016) ce qui pourrait réduire le déficit budgétaire de 15% à 8%. La démarche du gouvernement, qui hisse le prix de référence fiscal de 37 à 50 dollars, consiste donc au financement du déficit du Trésor qui ploie sous le poids des transferts sociaux. En clair, le gouvernement compte allouer une partie des recettes que devait abriter le Fonds de régulation des recettes (FRR) au titre des trois prochains exercices au financement de la consommation. Parce que le FRR, créé pour sécuriser le financement des programmes d’investissements publics contre d’éventuels chocs pétroliers, n’a pas vocation à financer la consommation.
L. H.

 

Finance islamique
L’Algérie compte augmenter ses participations dans l’Institution islamique pour le développement du secteur privé basée à Djeddah en Arabie Saoudite. Le Conseil des ministres a approuvé le décret autorisant cette participation pour un montant de 6,17 millions USD libérables par tranches étalées sur quatre années. «L’Algérie est le 13e actionnaire parmi les 53 Etats membres de cette institution affiliés à la Banque islamique de développement (BID), qui œuvre au soutien du développement économique des pays membres de la Banque, à travers l'octroi de financements à des projets du secteur privé, en accord avec les prescriptions de la Charia», précise-t-on.
L. H.

Les Allemands de RWE rachètent les actifs de DEA à Reggane Nord
Le Conseil des ministres a approuvé le rachat par les Allemands de RWE des actifs de la compagnie DEA dans le périmètre de Reggane Nord où elle intervient en association avec Sonatrach. Il a également validé trois avenants à des contrats associant Sonatrach à la compagnie italienne Eni et la compagnie australienne BHP dans l’exploitation des périmètres de «Zemoul El Kbar, blocs 403a et 403b», ainsi que des périmètres de «Rhoude El Louh» et de «Sif Fatma». Ces avenants prolongent l’exploitation pour dix ans au profit de ces opérateurs.
L. H.

Clôture du budget 2014
Le Conseil des ministres tenu avant-hier a également approuvé le projet de loi portant règlement budgétaire pour 2014. L’exercice a été clôturé sur un énorme déficit qui a été absorbé par le Fonds de régulation des recettes (FRR) : «7656 milliards de DA de dépenses engagées pour 3890 milliards de recettes collectées, soit un déficit de 3396 milliards de DA». Le projet de loi souligne néanmoins l’impact de la dépense publique au titre de cet exercice : «62000 nouvelles places pédagogiques dans le cycle moyen et 91000 autres au niveau du secondaire, 40 000 places pédagogiques et 38000 places d’hébergement dans le cycle supérieur, 355 000 logements réalisés, ainsi que 186 000 foyers raccordés au gaz, et 23 000 autres raccordés à l’électricité».
L. H.

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