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Actualités : NOUVELLE LOI SANITAIRE
Un début de changement en attendant les textes d’application


La nouvelle loi sur la santé a été adoptée par le Conseil des ministres mardi. C’est le début du processus du changement dans le secteur, estime le président du Conseil de l’ordre des pharmaciens. Puisque pour son application, cette loi, rappelle-t-il, devra être suivie par les décrets d’application.
Salima Akkouche – Alger – (Le Soir) – Trente et un ans après l’ancienne loi, l’Algérie disposera d’une nouvelle loi sanitaire. Adoptée lors du Conseil des ministres, la loi sur la santé devra, cependant, attendre aussi l’approbation des deux Chambres du Parlement. Une fois adoptée par les parlementaires, cette loi devra encore attendre la préparation des décrets d’application. Derrière cette loi, ce sont des centaines d’arrêtés et de circulaires qui devraient être mis en place pour pouvoir appliquer les nouvelles dispositions, a rappelé Lotfi Benbahmed. L’application de la nouvelle loi sanitaire, affirmait le ministre de la Santé, se fera dans un délai de six mois au lieu de deux ans. Puisque selon Abdelmalek Boudiaf, une soixantaine d’articles et de décrets sont déjà prêts. Le président de l’Ordre des pharmaciens qui s’exprimait hier sur les ondes de la radio Chaîne 3 qualifie cette nouvelle loi de consensuelle et moderne qui permettra de prendre en charge les citoyens dans les meilleures conditions. Cette loi, estime-t-il aussi, va permettre de mettre en place les bonnes pratiques et les procédures universellement reconnues et en phase avec le XXIe siècle. Il s’agit, dit-il, d’une refonte totale du système qui va redéfinir, entre autre, dans le domaine pharmaceutique, ce qu’est un médicament, ce qu’est un établissement pharmaceutique et quel est le rôle que devrait jouer le pharmacien. D’ailleurs, dit-il, le métier de pharmacien est dorénavant revalorisé. Son rôle qui jusque-là était réduit à la vente de produits pharmaceutiques et parapharmaceutiques sera élargi aux services liés à la santé et à l’éducation thérapeutique. Le pharmacien devra aussi recruter un assistant qui partagera la responsabilité pharmaceutique au même titre que le pharmacien titulaire. D’ailleurs, estime Benbahmed, à l’avenir en Algérie, et ça sera peut-être une première dans le monde, il n’y aura que des pharmaciens dans les officines. Au sujet du médicament, l’invité de la Radio qui a rappelé que la production locale est arrivée à couvrir 55% de nos besoins en volume et 45% de nos besoins en valeur a indiqué que la production locale est amenée certes à se développer et à couvrir beaucoup plus nos besoins mais à un certain niveau. Il y a, en effet, des produits dont l’Algérie ne maîtrise pas encore la technologie et qu’elle va devoir continuer d’importer. Il s’agit de produits de biotechnologie qui prennent en charge aujourd’hui les maladies émergentes comme le cancer et les maladies chroniques. Comparée à d’autres produits comme le tabac et autres produits de luxe, la facture d’importation des médicaments, estime l’invité de la rédaction, n’est pas aussi énorme. Une facture dont les chiffres devraient être cohérents d’ici la fin de l’année en cours, prévoit l’intervenant. La politique du médicament, a annoncé Lotfi Benbahmed, fera l’objet, le 25 octobre prochain, d’une conférence nationale. «Nous ne sommes plus dans une période où l’on signe tout et n’importe quoi dans les programmes d’importation, mais nous devons tous nous réunir, ministres de tutelle, syndicats et Ordres, pour mettre des mécanismes et définir ce qui doit être importé et ce qui ne devrait pas être importé», a soutenu le président de l’Ordre des pharmaciens.
S. A.

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