Mardi 13 décembre 2016
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Le monde avec le debout !

Par Hakim Laâlam  
Email : [email protected]
Au FCE, ces derniers jours, il y aurait trois clans : les pro-
Haddad. Les anti-Haddad. Et ceux qui ne…

… parlent jamais la bouche pleine !

Je sais que c’est du défonçage de porte grande ouverte, mais je ne peux m’empêcher de me le dire et de me le redire encore : le monde est avec le debout. Jamais avec celui qui est assis. Encore moins avec celui qui est affalé par terre. Quoi que, pour celui qui est assis, je connais un tas de monde assis-couché autour d’une chaise roulante à faire des courbettes et des mamours. Mais bon, de manière générale et générique, le monde est toujours avec le debout. Et ces dernières heures, un «debout» percuté par un train qui en cachait plusieurs autres, un «debout» visiblement atteint par le vertige des hauteurs – et tous les montagnards vous diront que le vertige du sommet du pic de la montage est terrible – est en train de s’affaler par terre. Comme par magie… noire, des gens qui se tenaient toujours près, très près, collés même aux basques de ce «debout» ébranlé commencent déjà à s’en éloigner, qui, rapidement, qui, à petits pas à reculons, qui, à grandes enjambées, qui, en hurlant même qu’il n’a jamais été son ami. Je ne défends pas ici Ali Haddad. Il n’est pas mon patron. Je n’ai pas besoin de lui cirer les pompes. Et les pompes de mon boss au Soir sont toujours propres, pas besoin que je les lui cire (chitta déguisée !). Je trouve même que l’élimination de Haddad du champ visuel, son éjectage de toute activité significative est une perte pour un clown comme moi. Haddad a toujours été un bon client pour mes 30 lignes. Son profil est du pain bénit pour un grossier personnage comme moi qui aime à souligner au crayon gras tout tic, toute déclaration et comportement. Et donc, son départ diminuerait significativement ma galerie de personnages. Déjà que je suis en deuil de Saâdani, perdre Allilou maintenant, c’est mettre ma petite entreprise en péril. Mais, je note juste avec un brin d’amertume, voire de dégoût, ce penchant de la nature humaine pour le soutien au fort et l’abandon du faible. Les ambulances chez nous, lorsqu’elles ne sont pas tout le temps en panne sont criblées des balles de la médisance. Et déjà, on me raconte que dans plusieurs entreprises de Haddad, notamment dans certains de ces médias, de nouveaux courageux sortent les crocs, bavent de leur pancréas jusque-là bien graissé par le milliardaire pour «dénoncer les pratiques autoritaires et anti-démocratiques» qui prévalent au sein de ces organes. Mon Dieu que le souci démocratique est diablement réglé en tempo ! C’est au moment précis où il se murmure la disgrâce que les graissés d’hier se souviennent subitement-tout-à-coup qu’il faut vite prendre une douche. Ecœurant ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.

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