Mercredi 18 janvier 2017
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Actualités : INDUSTRIE
«Aucun sac de ciment ne sera importé en 2017»


Avec l’entrée en production de la cimenterie d’Adrar au premier trimestre 2017, la production nationale couvrira la totalité des besoins du marché local du ciment estimés en 2015 — où l’Algérie a importé 6 millions de tonnes pour près de 480 millions de dollars — à 24 millions de tonnes.
L’entrée en production de la cimenterie de Biskra (Cilas) en juillet dernier a porté les capacités de Lafarge, qui disposait de deux cimenteries en activité d’une capacité totale de 8,6 millions de tonnes/an (M’sila et Oggaz), à 11,3 millions de tonnes/an. Quant au groupe public Gica, il dispose de capacités de l’ordre de 11,5 millions de tonnes/an et compte les augmenter pour atteindre bientôt 18,5 millions de tonnes/an. Et, avec l’entrée en production de la cimenterie d’Adrar au premier trimestre 2017, la production nationale couvrira la totalité des besoins du marché local du ciment estimés en 2015 — où l’Algérie a importé 6 millions de tonnes pour près de 480 millions de dollars — à 24 millions de tonnes.
Cette nouvelle cimenterie produira 1,5 million de tonnes par an avant de doubler son volume dans une deuxième phase de développement. Une augmentation des capacités qui aura pour objectif de dégager un surplus à l’exportation dans les pays limitrophes selon le business-plan de la cimenterie.
Or, cette industrie algérienne de ciment devrait se mettre dès maintenant à la recherche de débouchés à l’export pour éviter la récession. Le marché algérien du ciment, boosté ces dernières années par les différents programmes publics de développement, devrait bientôt ressentir les effets de la crise économique qui secoue le pays.
Les coupes budgétaires opérées dans les investissements en infrastructures devront indéniablement ralentir la demande. Et, même si les capacités installées ne carburaient pas à plein régime, la production locale se substituerait largement à l’importation de ce matériau et dégagerait de substantiels surplus à l’exportation.
En effet, même le ciment pétrolier, entièrement importé jusque-là, devrait être produit à Adrar dès l’année prochaine à la faveur du partenariat conclu entre l’entité privée STG-Adrar et les Chinois de CTIEC. Il convient enfin de rappeler que le plan de développement de Gica prévoit l’extension des capacités de production des cimenteries de Aïn El Kbira et Oued Sly et la réalisation de trois nouvelles cimenteries à Sigus, Béni Zireg et El Bayadh. «Avec cette nouvelle cimenterie, près du tiers de la production nationale de ciment est réparti entre trois wilayas du sud (Biskra, Béchar et Adrar). J’ai donné des orientations aux groupes GICA et Divindus à l’effet de lancer la réalisation d’un broyeur de clinker à Illizi pour produire du ciment à partir de la matière première (clinker) fournie par ce maillage de cimenteries. En 2017, aucun sac de ciment ne sera importé et nous dégagerons un premier volume à l’export», avait déclaré en novembre dernier le ministre de l’Industrie et des Mines, Abdesselam Bouchouareb, lors de sa visite effectuée dans cette cimenterie située à Moktène, à 260 km d’Adrar.
R. N.

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