Mardi 11 avril 2017
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Chronique du jour : SOIT DIT EN PASSANT
Les bananes sont de retour. Enfin !


Par Malika Boussouf
[email protected]

Il est des jours comme ça où quand les pouvoirs publics s’attribuent le mérite de quelque chose, vous vous empressez d’aller vérifier, dans la réalité, ce qu’il en est vraiment. Ces derniers prétendaient, il y a quelques jours, avoir réussi à imposer que le prix de la banane soit revu à la baisse par les importateurs et stabilisé par les revendeurs sommés, à leur tour, de respecter le consommateur. Vous pensez alors comprendre la démarche mais vous ne comprenez, en vérité, pas grand-chose à ce qui se cache derrière ni au retour en force du fruit exotique le plus prisé par les Algériens.
Pour limiter la casse et faire barrage à une crise qui s’annonce douloureuse, même si Abdelmalek Sellal, le Premier ministre, se voulant rassurant, affirme que nous avons été épargnés par les effets violents qu’elle promettait de nous infliger, il avait été question de réglementer certaines importations comme celles des fruits que rien n’interdit, par ailleurs, de produire localement.
Que s’est-il passé entre le moment où la mesure a été prise, le coup d’arrêt brutal donné aux importations de bananes et de pommes, par exemple, et leur réapparition tout aussi soudaine sur les étals ? Le fait que l’Algérie ne se soit pas effondrée alors que ses recettes en devises ont chuté de 70% en seulement deux ans et demi a-t-il pesé en faveur des magnats de l’importation ? Par quel miracle sommes-nous encore debout ? J’avoue dormir rassurée, depuis que Monsieur Sellal a fermement promis que le pays n’aura pas recours à l’endettement. C’est vrai ! Il a raison ! Elle est où la crise en Algérie ? Les gens foncent sur les étals de bananes comme s’ils en découvraient brusquement les vertus cachées.
Un ami a récemment avancé une explication à l’engouement en question. Les spéculateurs font grimper les prix et rendent l’accès au fruit quasi impossible. Au bout de quelques semaines, les bananes qui s’écoulaient à près de 1000 DA sont cédées à 400 et tout le monde est heureux ! Les spéculateurs qui ne perdent pas un sou dans l’affaire et les consommateurs qui pensent avoir gagné au change ne regardent plus à la dépense.
M. B.

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