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Actualités : SALONS
Le Djazagro ouvre ses portes à la Safex


Pâte de fruits, arômes, poudre de cacao, grains de café de différents horizons, carraghénane, machines à fabriquer différents emballages ou gobelets, … Ils sont venus des quatre coins du monde, ils sont tous là, au rendez-vous, pour exposer leurs produits qu’ils soient mécaniques ou agroalimentaires.
Mounira Amine-Seka - Alger (Le Soir)
- Le Palais des expositions de la Safex d’Alger a ouvert ses portes, depuis hier, pour le Salon international Djazagro qui se tiendra du 10 au 13 avril. Le rendez-vous annuel de ce salon de référence est réparti sur cinq secteurs : le process et le conditionnement, la boulangerie, la pâtisserie, les produits alimentaires et boissons, les ingrédients et les arômes et la restauration.
Ce Salon qui a regroupé 740 exposants permettra aux professionnels de présenter leurs matériels, biens et services, ce qui leur permettra de renforcer leurs investissements productifs et de développer leur autonomie économique. En marge des expositions, des concours culinaires regroupant la pâtisserie, chocolaterie et cuisine sont organisés. Pour sa part, la France, un des trente pays participants, ses entreprises activant dans le domaine de la boulangerie, ce qui permet aux visiteurs de découvrir la qualité du pain produit sur place, en associant les ingrédients du terroir algérien et la technologie française. Aussi, le CEIMI, fondé en 1998, en qualité d’association locale, «le Club des entrepreneurs et industriels de la Mitidja», qui a évolué vers le national en 2002 ; et qui compte 1 068 adhérents, scellera un partenariat via une convention pluriannuelle avec l’association pour le développement des échanges internationaux de produits techniques agroalimentaires (ADEPTA) qui compte 497 adhérents. Un partenariat qui ouvrira bien des portes à des relations économiques et commerciales entre les entreprises des deux pays. M. François Burgaud, président de l’ADEPTA et M. Kamel Moula, président du CEIMI, procéderont à la signature de cet accord, le mardi 11 avril, à 13 heures, en présence de l’ambassadeur Bernard Emie, haut représentant de la France en Algérie. Dans la perspective de réduire la facture d’importation en privilégiant les produits locaux, le ministre du Commerce par intérim, Abdelmadjid Tebboune, a instruit les cadres du secteur à prendre les mesures nécessaires pour l’interdiction de l’importation de toute sorte d’agrumes durant la période des récoltes, le lendemain, le 23 janvier, la Banque d’Algérie avait adressé une note aux banques, les instruisant de la «suspension immédiate» des opérations d’importation d’agrumes et légumes frais et, de ce fait, les domiciliations bancaires de toute opération d’importation de ces produits ont été suspendues.
Quand bien même cette interdiction est là pour «réguler les importations, dans le but de protéger les ressources affectées par la chute des cours du pétrole», le ministre a souligné que les choses vont vers l’élargissement des licences à d’autres produits. Aussi, les opérateurs qui visent l’obtention des licences, devront s’impliquer dans l’investissement, le conditionnement et le packaging au niveau local. Il est évident que ces mesures visant à l’investissement ne peuvent être que bénéfiques pour l’agriculture algérienne, à condition que la fluidité administrative suive. Si le manque de ces produits «suspendus» se fera sentir dans quelque temps, il faudrait se tourner vers le véritable problème qui se résume à la régulation et non à la production, puisque ce système n’est bénéfique que pour les spéculateurs et intermédiaires. Pour cela, il faudrait associer protection et orientation des consommateurs afin d’activer le mécanisme de régulation.
Pour revenir au Djazagro, les exposants algériens, qui se comptent par dizaines, ont orné leurs stands de bons produits locaux dans des emballages qui n’ont rien à envier aux produits importés qui se bousculent sur les étalages des grandes surfaces. De tous ces exposants, Le Soir d’Algérie en a rencontré quelques-uns qui innovent dans l’industrie agroalimentaire et qui arrivent même à exporter, pour certains, vers plus d’une vingtaine de pays, se trouvant sur les cinq continents. Seulement, comme il y a toujours un hic dans le monde des affaires, ces producteurs rencontrent bien des obstacles dans l’acheminement des marchandises vers l’étranger, que ce soit au niveau des trois compagnies maritimes qui «font la pluie et le beau temps, au vu du non-respect des cotations de fret», selon un exposant qui déplore également la difficulté à installer des bureaux de liaison à l’étranger, mais également l’encaissement des revenus de l’exportation qui est fragmenté en trois parties au niveau de la Banque extérieure : 50% en dinars, 30% en devises pour un éventuel achat de matières premières ; et les 20% également en devises pour les différentes dépenses et frais de mission pour lesquels «moi, propriétaire de ce compte, dois me justifier au retrait de chaque euro, même si c’est pour acheter un médicament à l’étranger ou encore pour un simple voyage touristique», s’emporte un exposant. En addition à ces requêtes, les industriels algériens souhaitent également la signature d’un protocole de libre-échange avec les pays africains.
Pour la plupart des industriels algériens, la même inquiétude s’affiche dans leurs propos, celle de la garantie du paiement, une fois la marchandise expédiée. En effet, beaucoup de nos industriels traitent avec des distributeurs au-delà des horizons, mais aucune garantie n’est là pour certifier la fiabilité du partenaire, c’est pour cela qu’ils émettent le souhait de créer un organisme qui se chargerait de leur protection dans ce sens.
M. A.-S.

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