Mardi 11 avril 2017
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Mauvaises rencontres !

Par Hakim Laâlam  
Email : [email protected]
En meeting, Fillon exclut de présenter des excuses pour
la colonisation de l’Algérie. Faut pas te faire de mouron,
mon p’tit François. Ce n’est pas pour autant que les
nôtres vont te…

… tailler un costard !

Le délit de faciès, ce n’est pas bien ! Pas bien du tout. Mais tout de même ! Sorti hier soir, tard, avec des amis, je rentre à pied à la maison. Mal m’en a pris ! La peur de ma vie, sans exagérer. Ou alors, si peu. Marchant d’un pas alerte, rassuré par le lourd manteau noir d’une nuit calme (j’adore ce passage classique qui annonce la tempête) je ne m’attendais pas à ce sentiment d’effroi ressenti au détour d’une ruelle que j’emprunte pourtant quotidiennement, jour et nuit. Vous vous dites que je suis tombé nez à nez avec… une meute de chiens errants ? Que nenni ! Les chiens errants ne m’effraient plus depuis longtemps. Je sais y faire avec eux ! Comme Paul Newman dans «Le Policeman» lorsqu’il fait le fou pour capturer un fou, moi j’aboie, et ça déstabilise les chiens qui s’enfuient. Alors, vous vous dites, il a dû rencontrer des malfrats qui ont voulu lui subtiliser ses effets de valeur. Mis à part mon téléphone mobile, je ne porte rien sur moi, le soir, lorsque je sors, sauf mes vêtements, bien sûr. Et mon mobile, c’est un Nokia 3310, si vous voyez ce que je veux dire ! Et là, le suspense montant crescendo, la sueur commençant à perler sur votre front, vous croisez les bras, vous froncez les sourcils et vous m’interpellez : «Mais t’es tombé sur quoi, petit pervers qui nous torture et nous angoisse ainsi ?» Pas de panique, je vais vous le dire : au détour de ma ruelle, sans crier gare, se pose en face de moi un enfilement hasardeux de panneaux d’affichage électoral ! Oui messieurs-dames, des affiches de candidats aux législatives du 4 mai. C’est une rencontre que je ne souhaite à personne, passé minuit. Même pas à mes pires ennemis. N’essayez pas d’aboyer, car ils ne fuiront pas les fatchates de «grigous» qui vous observent du haut de leur panneau, lui-même surmonté de fer forgé, qu’on dirait une cellule de prison. Ne jouez pas au fou, ils se riront de vous, car bien plus fous que vous. Passez votre chemin, c’est tout. Et interdisez surtout à vos enfants de sortir de jour comme de nuit. Du moins, jusqu’à la fin de ce scrutin. La vie vaut le coup d’être vécue. Mais pas en ayant subi un tel traumatisme. Moi, une fois à la maison, tremblant de tout mon corps, pissant la peur par tous les pores de ma peau glacée d’effroi, je n’ai dû mon salut qu’au thé que j’ai fumé goulument pour espérer rester éveillé à mon cauchemar qui continuait.
H. L.

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