Samedi 6 mai 2017
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Chronique du jour : SOIT DIT EN PASSANT
Des victoires et des attentes !


Par Malika Boussouf
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Il est des jours comme ça où, quand à 83 ans et, loin de moi l’intention d’être désobligeante, avec un pied et demi dans la tombe, on promet de passer le flambeau à la jeunesse, on n’a pas le droit, d’émettre des conditions. Des préalables toujours aussi éculés, rejoints, cette fois, par deux autres exigences aussi bateau, comme «l’unité territoriale du pays» et «l’unité du peuple algérien». On se dira, en fin de compte, que brandir les accords d’Evian pour s’allier les réticents peut s’avérer autant payant que révélateur d’une appréhension qui justifiait que l’on annonce précocement la victoire du parti historique en martelant tout au long de la campagne que, quoi qu’il en soit, le FLN en sortirait vainqueur ! Elle ne manque quand même pas de souffle cette vieille direction proche de casser sa pipe et qui continue quand elle parle de passer le témoin d’émettre ses conditions ! Après avoir eu le mérite de ne pas porter le pays là où il aurait dû se trouver aujourd’hui, elle aura, tout en s’accrochant au bastingage, laissé courir le soupçon qu’une jeunesse, pourtant mieux armée qu’elle, pourrait le mener à la dérive.
«A ce rythme, Ould Abbès va bientôt nous jurer qu’il est à l’origine du déclenchement de la Révolution», me confiait, il y a quelques jours, un ancien moudjahid bien remonté contre la vieille garde du FLN.
Totale impuissance face à l’arrogance de ceux qui voudraient indéfiniment s’imposer comme les dépositaires universels du combat libérateur ? La campagne et le vote enfin pliés, on continue à s’interroger sur ceux qui attendent, encore, des partis au pouvoir qu’ils ne s’intéressent plus à leurs seuls privilèges tant il est vrai que quand on dit que stagner c’est régresser, d’autres pensent à la préservation des acquis.
La débâcle puise sa force dans le silence des populations laissées pour compte. Aujourd’hui encore, les attentes restent ce qu’elles sont, tandis que les motivations peinent à abandonner la confusion qui les caractérise. Donner du sens à ce qu’ils sont et à ce qu’ils doivent aux autres figurera-t-il, cette fois, en priorité dans les débats de la toute nouvelle Assemblée ?
M. B.

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