Lundi 12 juin 2017
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Actualités : OUYAHIA ET L’AFFAIRE DU MINISTRE BENAGOUN :
«Il n’y a pas eu d’habilitation»


On en sait un peu plus du cas de l’ex-ministre du Tourisme et de l’Artisanat démis de ses fonctions 48 heures seulement après sa nomination, il y a une vingtaine de jours, puisque le secrétaire général du RND affirme qu’il «n’y a pas eu d’habilitation».
Mohamed Kebci - Alger (Le Soir)
- Ahmed Ouyahia, qui animait, hier, une conférence de presse au lendemain de la tenue de la troisième session du conseil national du parti, a avoué que la nomination de l’ex-ministre Messaoud Benagoun n’a pas suivi le processus réglementaire puisque faite «sans enquête d’habilitation». Et de parler de «faille de confiance», sans trop s’y appesantir malgré l’insistance des journalistes, diminuant, ceci dit, de ce cas dont l’Algérie ne fait pas l’exception et que cela «ne constituait pas la fin du monde». «L’exécutif aurait pu laisser la chose trois mois, mais certainement qu’on aurait crié au scandale une fois que l’on s’en serait rendu compte. L’Etat a fait son travail en 48 heures. Mais avec certains, ce sera toujours scandaleux», ironisera le patron du RND qui citera en exemple le cas de ce ministre français qui a démissionné deux jours seulement après sa nomination pour des démêlés avec le fisc.
A propos du gouvernement que pilote Abdelmadjid Tebboune et dans lequel le RND a vu sa représentation réduite de cinq à trois postes ministériels, Ouyahia a affirmé que son parti «ne négocie pas une part de gâteau». «Le RND soutient le Président dans un cadre d’un contrat de soutien politique, que nous ayons quatre ou huit ministres, ce n’est pas du tout la culture du RND de négocier des postes», dira-t-il.
Sur un tout autre plan, le secrétaire général du RND a averti quant à la «nécessité» d’aller au plus vite dans des réformes douloureuses au risque, selon lui, de tomber à nouveau dans «les bras du FMI à l’horizon 2024-2025 et ce serait la tronçonneuse». «Si nous ne faisons pas des efforts nécessaires, nous risquons des années difficiles» car, expliquera-t-il, «nous tenons l’équilibre grâce aux réserves de change qui nous permettent de préserver la souveraineté de la décision économiques du pays. Mais cet équilibre va en s’amenuisent», avec le net recul des rentes pétrolières. «Le monde du pétrole a changé de siècle. Avec le schiste, l’Opep n’a quasiment aucune influence sur le marché des hydrocarbures. L’Opep et non Opep, le pétrole fonctionnant avec le marché et la règle des prix dirigée relève d’une époque révolue» et les prix du pétrole ne remonteront pas à plus de 100 dollars avant 15 ou 20 ans.»
Et d’inviter, dans la foulée, à ce qu’il y ait des voix qui s’élèvent contre le «populisme et la démagogie qui paralyseront le pays». Une démagogie et un populisme dont Ouyahia accuse certaines parties de l’opposition qu’il dit, par ailleurs, respecter. Car, pour lui, «le gouvernement ne peut pas être démagogue mais parfois pas assez courageux ou bloqué par des situations de craintes de dérapages». Entre autres de ces réformes douloureuses, voire «taboues», la privatisation d'entreprises publiques dont la situation financière se détériore en raison des problèmes liés au plan de charge et à la gestion, entre autres hôtels et minoteries, la réforme du système fiscal et la décentralisation de la prise de décision dans le domaine de l'investissement. Ouyahia réitérera son plaidoyer pour un meilleur ciblage des subventions sans remise en cause aucune de la politique sociale de l'Etat. Le secrétaire général du RND se prononcera également à propos du bras de fer opposant l’Entreprise du port de Béjaïa au groupe Cevital. «Je l’ai dit publiquement à Béjaïa, et ce n’est pas parce qu’on était à Béjaïa, nous considérons que la gestion de cette affaire par la direction du port de Béjaïa n’est pas la meilleure des gestions. Cela étant, le groupe Cevital est un grand groupe et qui a un grand dirigeant suffisamment capable de défendre ses intérêts», dira-t-il.
M. K.

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