Dimanche 2 juillet 2017
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Sports : Coupe de la CAF (phase de poules, groupe B-5e journée)
Un Doyen qui se relève difficilement


Le MCA en quarts de finale de la Coupe de la CAF, c’est désormais chose faite après le nouveau succès de l’équipe algéroise, vendredi soir, devant les Sud-Africains de Platinum Stars.
Quelques jours après son élimination en demi-finale de la Coupe d’Algérie synonyme d’une saison 2016-2017 «blanche», le Mouloudia a repris un peu de sourire en s’imposant devant les milliers de ses fans face à un adversaire venu à Alger pour jouer son va-tout. Une victoire qui a mis du temps à se matérialiser, les coéquipiers de Hachoud par trop affectés par leur exclusion de l’épreuve populaire ayant eu du mal à entrer dans des débats au cours desquels les Sud-Africains ont, malgré le long périple, montré une certaine supériorité sur le double plan physique et tactique. Il faut dire aussi que le coach mouloudéen n’ose plus tenter les changements qui s’imposent au sein d’un effectif pléthorique sur le papier mais limité dans l’opérationnalité de certaines vedettes. Mouassa semble comme tétanisé par ses anciennes expériences et pour lui «on ne change pas une équipe qui gagne mais aussi celle qui perd devant plus fort». Sinon comment expliquer l’incorporation au sifflet initial du Burkinabé Juste Ephrem Zio du même onze de base que ceux choisis lors des cinq dernières rencontres des Vert et Rouge. S’il est vrai que des joueurs comme Bouguèche, Azzi ou Seguer reviennent doucement dans la compétition après une longue phase d’indisponibilité, d’autres à l’exemple de Mebarakou, Chita, Gourmi et Chérif El-Ouazzani ne font que de bribes d’apparitions.
Ont-ils perdu la confiance de leur coach comme l’ont été avant eux Boussouf, Mokdad et Djemaouni ?
Mouassa, bouc émissaire ?
L’entraîneur du MCA est connu pour être quelqu’un de très à cheval sur la discipline. Sa rigueur et son intransigeance ont à chaque fois fait des victimes parmi le groupe. Les cas de Boussouf et Mokdad sont les plus médiatisés mais il se trouve que d’autres affaires ont été «tues» par la grâce de l’interventionnisme du président Ghrib. Celui-ci a, comme bon nombre de dirigeants de nos clubs sportifs et même des responsables de fédération, ses «chouchous». Et, par conséquent, ceux-ci font l’objet d’une protection outrancière du boss. Kamel Mouassa a-t-il cédé sur ses principes. Possible d’autant plus que lui-même ferait partie du personnel qui n’a plus touché de salaires depuis voilà six mois. De là à affirmer que le Mouloudia est une auberge espagnole protégée par Sidi Abderrahmane, il y a des pas qu’on peut allégrement franchir. Le parcours africain de Chaouchi et compagnie aura été, depuis l’entrée en lice du MCA en février dernier, pour beaucoup dans l’accalmie vécue par le Doyen. La société mère n’étant plus aussi généreuse et, de surcroît, par trop regardante sur la manière de dépenser que par le passé, la colère des joueurs et des membres des différents staffs a pu être absorbée grâce à la pression du peuple du Mouloudia qui n’arrivait pas à s’expliquer les déboires de l’équipe alors que la direction assurait que tout allait bien. Les promesses de Ghrib auront été vaines. Depuis le début de cette année, les vivres ont été coupés par la Sonatrach et le fantasque dirigeant s’est retrouvé à mendier chez son cercle d’amis. Mais la crise a, pour Ghrib, trop duré et les joueurs ne pouvaient plus se contenter de vagues promesses…

Une qualification pour camoufler l’échec…
Sur bien de questions, la saison du MCA a été un échec. Malgré une deuxième place en championnat (les Mouloudéens avaient été sacrés champions d’automne), une demi-finale de Coupe d’Algérie (le Mouloudia est tenant du trophée) en sus d’une qualification en quarts de finale de la Coupe de la CAF, difficile de faire le bilan d’un club budgétivore sans émettre quelques réserves portant non seulement sur la gestion des ressources financières mais surtout humaines. Des recrues ramenées à prix fort n’ont aucunement justifié l’investissement d’un conseil d’administration obnubilé par …l’imposture. Depuis son retour à la manœuvre, Omar Ghrib a mis tout le monde sous l’éteignoir. Aucun membre du CA n’avait autorité sur l’équipe, seul Ghrib avait le monopole de la parole mais aussi de l’acte de gérer les affaires du club propriété de la Sonatrach. Cette dernière qui a demandé plusieurs audits comprendra que l’arnaque ne pouvait continuer et qu’il fallait opérer l’indispensable assainissement. Une œuvre publique pour sauver ses finances et un club historique livré à un groupuscule sans foi ni loi.
M. B.

Déclarations-express
Kamel Mouassa (entraîneur du MC Alger) :
«Les choses étaient compliquées»

«Les joueurs n’étaient pas bien sur le plan mental après la défaite en Coupe d’Algérie. J’ai tenté de remonter la pente avant et durant le match, mais les choses étaient compliquées. En plus, mes éléments pensaient que la rencontre allait être facile vu que l’adversaire a perdu ses chances de qualification. Mes mises en garde ont été vaines. Platinum Stars a joué le jeu et respecté pleinement l’éthique sportive. Nous avons réalisé nos objectifs en atteignant la phase de poules, puis les quarts de finales aujourd’hui. Je remercie l’équipe pour les efforts fournis toute la saison. On aura le temps pour renforcer l’équipe en prévision des quarts où les meilleures équipes seront présentes. (Sur le départ de Chita à l’USM Alger) personne ne m’a informé de cette nouvelle et jusqu’à preuve du contraire, ça reste pour moi une rumeur. Chita représente avec Cherif El-Ouazzani et Mansouri l’avenir du Doyen.»

Willem Cavin Jackson (entraîneur de Platinum Stars) :
«Le Mouloudia a eu la chance d’ouvrir la marque tôt»

«Le MC Alger est une excellente équipe formée de joueurs talentueux. C’est une formation qui joue très bien au ballon. Je la félicite chaleureusement pour la victoire méritée et la qualification. L’adversaire a eu la chance d’ouvrir la marque tôt. Mes joueurs ont tenté de réagir et se sont procurés un bon nombre d’occasions malheureusement non concrétisées. La pression exercée n’a pas été récompensée et aux forts moments de notre domination, le MCA a corsé l’addition.»

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